Portrait d’un réserviste opérationnel au GIGN

Crédits photos © Francis PLR / GIGN

François, médecin psychiatre, est réserviste opérationnel au sein de la cellule négociation de l’unité.

En 2002, François a commencé à intervenir auprès des négociateurs du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN). « A cette époque, la cellule négociation n’était pas encore structurée comme c’est le cas aujourd’hui. J’ai participé à sa montée en puissance en s’inspirant d’un modèle anglo-saxon organisé autour des fonctions de coordinateur, de négociateur niveau I et de négociateur niveau II », explique-t-il. François fait passer des entretiens de sélection des futurs négociateurs de l’unité, il participe également à leur formation et aux stages de recyclage organisés au sein de la cellule négociation.

Au quotidien, ce médecin psychiatre traite des patients atteints de troubles schizophréniques ou victimes d’accidents neurologiques (AVC, traumatismes crâniens). « J’amène au GIGN des compétences en matière de psychiatrie clinique criminelle », précise François. Ce psychiatre apporte ainsi aux négociateurs du GIGN des clefs de compréhension pour aller au-delà de la détermination du profil d’un individu tendant vers un diagnostic clinique.  

En situation réelle, François offre ainsi une vision médicale très importante pour les négociateurs de l’unité. « Avant la négociation, c’est très important de déterminer le profil […] En temps que clinicien, je leur apporte aussi mon intuition lorsqu’un forcené ou un preneur d’otages change de phase, en cas d’hypoglycémie, de stress ou encore en fonction de l’heure de la journée ou de la nuit ».

Ce réserviste atypique au GIGN a participé à des prises d’otages, y compris depuis le lieu d’implantation de l’unité offrant aux gendarmes déployés sur les lieux de la crise un recul nécessaire à la bonne perception du profil du preneur d’otages. « Lors de la crise que nous avons traité à Dammartin, le 9 janvier 2015, nous nous sommes focalisé sur le dialogue avec l’otage caché, étant donné qu’il n’y a pas eu de négociation possible avec les frères Kouachi », commente François. Suivre la sociologie du terrorisme, observer les mutations de la société civile font également partie des clefs de compréhension vitales permettant à François, comme aux négociateurs du GIGN, de s’adapter à la menace pour mieux se préparer aux défis futurs. 

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