Le ministre de l’Intérieur au Congrès des maires pour la relance du Beauvau des polices municipales

  • Par Antoine Faure
  • Publié le 21 novembre 2024
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© GEND/SIRPA/GND J. PERRIER

Ce jeudi 21 novembre 2024, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, s’est rendu au 106Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité, afin d’acter la relance du Beauvau des polices municipales. Il était notamment accompagné du ministre délégué en charge de la Sécurité du quotidien, Nicolas Daragon, et du Directeur général de la Gendarmerie nationale, le général d’armée Hubert Bonneau.

Initié sous le gouvernement de Gabriel Attal, le Beauvau des polices municipales avait dû être interrompu durant l’été du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron le 9 juin 2024.

Jeudi 21 novembre 2024, lors du 106Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité, Porte de Versailles, à Paris, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a relancé ce Beauvau, accompagné du ministre délégué en charge de la Sécurité du quotidien, Nicolas Daragon, du Préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, et des deux nouveaux Directeurs généraux de la gendarmerie et de la police nationales, le général d’armée Hubert Bonneau et Louis Laugier.

« J’ai deux convictions, a déclaré le ministre de l’Intérieur. La première, c’est qu’avec derrière moi un long parcours d’élu local, je sais que Paris ne sait pas tout. La seconde, c’est que nous n’avons jamais eu en France autant besoin des élus et des maires, et que jamais il n’y avait eu autant de fatigue, de découragement, de démissions. »

Bruno Retailleau a insisté sur la nécessité de donner plus de liberté d’action aux maires, « qui me demandent que l’État ne soit pas un empêcheur d’agir ». Il a dressé le constat d’« une violence d’une partie de la société, pas de toute la société, et dont les élus, en première ligne, sont les premières victimes », et souligné que « cette violence s’étend, et que plus aucun territoire n’est désormais épargné, y compris par le haut du spectre et le narcotrafic ».

 

Le ministre de l’Intérieur a également rappelé qu’il avait réuni, à l’École militaire, jeudi 14 novembre 2024, le Préfet de police de Paris, le Directeur général de la Police nationale, le Directeur général de la Gendarmerie nationale, les préfets, les directeurs territoriaux de la police nationale et les commandants de région, de groupement et de Section de recherches (S.R.) de la gendarmerie, pour leur demander d’élaborer un plan d’action par département. « Ils connaissent le terrain, ils doivent avoir de l’audace et de la capacité d’initiative pour adapter leur action au terrain », a-t-il précisé.

Bruno Retailleau a réaffirmé l’importance d’une plus grande cohésion des acteurs du continuum de sécurité. « La sécurité, c’est l’affaire de l’État, mais c’est aussi l’affaire de tous ! » Dans cette optique, il estime que le rôle des maires et des polices municipales « sera essentiel pour réussir, avec nos policiers et nos gendarmes, à inverser la tendance et à donner à nos concitoyens plus de tranquillité publique ».

Le Beauvau des polices municipales, relancé ce 21 novembre lors du Congrès des maires, va durer jusqu’au mois de mars 2025. Nicolas Daragon a d’ores et déjà donné rendez-vous le 16 janvier prochain, dans le Rhône, pour « la première concertation sur les prérogatives, la doctrine d’emploi, l’équipement et l’armement ».


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