Comment la gendarmerie accompagne les personnels en congé longue maladie et en congé de longue durée pour maladie (2/2)
- Par la rédaction du site Gendinfo
- Publié le 26 mai 2025

Prévus pour certaines maladies ou affections particulières, les congés longue maladie et les congés de longue durée pour maladie sont des dispositifs communs à l'ensemble de la fonction publique. Mais en gendarmerie, ils impliquent également d’autres conséquences pour les militaires concernés, au-delà de la position de non-activité. Pour remédier à cette situation, la gendarmerie nationale a mis en place un accompagnement spécifique.
Un Congé longue maladie (CLM) ou un Congé de longue durée pour maladie (CLDM) peut induire un éloignement, voire un isolement des personnels concernés et générer chez eux des inquiétudes, des incertitudes, voire un sentiment de délaissement. Afin d’y remédier, la gendarmerie a mis en place des mesures d'accompagnement en faveur de ses personnels malades ou blessés. Dans le cadre de ce dispositif qui lui est propre, elle propose notamment une cellule d’aide aux blessés, des stages, l’implication de nombreux acteurs, etc.
Une journée annuelle dédiée aux personnels en CLM, CLDM et congé du blessé
La Commission nationale de prévention (CNP) du 13 décembre 2021 a également conduit à l’instauration d’une journée annuelle pour les personnels en congé de longue durée (CLM, CLDM, congé du blessé) et placés « à la suite » des formations administratives, dans le but de maintenir ou de recréer du lien avec l’Institution.
Ces journées annuelles, auxquelles les militaires participent sur la base du volontariat, ont ainsi vu le jour à partir de 2022, avec un triple objectif. Le premier est de permettre l’échange d’informations entre ces militaires et le commandement sur la situation particulière de chacun et les conséquences qui en découlent, afin de mieux les renseigner sur leurs droits et les possibilités auxquelles ils peuvent prétendre au regard de leur situation. Il s’agit également d’apporter un soutien hiérarchique, tant sur le moment que sur le long terme. Enfin, ces journées permettent de développer les synergies et la collaboration entre les acteurs de l’accompagnement, au profit des personnels qui en ont besoin.
Les différents acteurs de l’accompagnement sont impliqués, notamment les Bureaux d’accompagnement du personnel (BAP), les Centres d’orientation et de reconversion (COR), les chefs des bureaux des ressources humaines, les psychologues cliniciens, les assistants du service social des armées, les médecins militaires des antennes, les conseillers concertation 3e niveau (CC3), ou encore le référent sport-blessés…
D’autres partenaires peuvent également rejoindre le dispositif en fonction des besoins, comme les représentants locaux de la CNMSS, les mutuelles référencées, la Fondation maison de la gendarmerie (FMG), la Caisse nationale du gendarme, ou encore d’autres associations ou mutuelles telles que le Trèfle, l’UNPRG, la FNRG, gendarmes de cœur, etc.
Stage Nouvel élan et dispositifs complémentaires
Autre action concrète en faveur de ces militaires en non-activité ou récemment réintégrés : le stage Nouvel élan. Organisé par la Fondation maison de la gendarmerie (FMG), ce stage de deux semaines accueille, à la résidence de la FMG à Saint-Aygulf, les personnels de la gendarmerie, militaires ou civils, en position de non-activité ou qui viennent de reprendre leur activité professionnelle.
De nombreuses activités sportives et de plein air sont proposées aux participants, ainsi que des séances de socio-esthétique, des entretiens individuels d'écoute active et des ateliers de réflexion. Encadrés par des professionnels, les stagiaires bénéficient de l’accompagnement d’un médecin référent.
Deux dispositifs complémentaires ont également été mis en place pour les militaires en position de non-activité : la réadaptation thérapeutique et la réinsertion sociale et professionnelle.
La réadaptation thérapeutique leur permet d’exercer au sein de l'Institution des activités prescrites et contrôlées médicalement. Le militaire obtient alors une prescription de son médecin militaire qu'il transmet pour étude et autorisation au niveau de la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN). Le dispositif permet au militaire de reprendre une activité au sein de l'institution à son rythme et de manière plus sereine. Par exemple, au rythme de trois demi-journées par semaine avec inaptitude au service externe. Le militaire n'est pas affecté. Tout en étant maintenu en position de non-activité, il est placé en Mission de courte durée (MCD) dans une unité susceptible de l'accueillir et sur une mission correspondant à ses restrictions, par exemple en renfort dans un groupement de gendarmerie départementale (GGD).
La réinsertion sociale et professionnelle offre quant à elle la possibilité au militaire de demander à bénéficier de dispositifs visant à favoriser le lien social, la reconstruction physique et psychologique, ainsi que le retour à l'activité professionnelle, que ce soit au sein de la fonction publique ou dans le secteur privé. Avec l'aide d'un conseiller d'orientation et de reconversion, le militaire élabore son projet professionnel et s'assure, par le biais d’un certificat du médecin, qu'il ne présente pas de contre-indication. Son dossier est présenté devant une commission pluridisciplinaire, puis transmis pour étude et autorisation au niveau de la DGGN. À moyen terme, cela permet au militaire de quitter l'institution dans le cadre d’une réforme et de se reconstruire en bénéficiant d'un accompagnement personnalisé pour mettre en œuvre son projet professionnel. Il a en effet la possibilité d'effectuer des stages avant de s'engager dans cette voie et de demander à être réformé.
Outre ces dispositifs, l’Institution s’attache aussi à proposer à ses blessés en service un accompagnement pluridisciplinaire et concret, qui passe notamment par la reconstruction par le sport.
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