Ariège : retour sur une opération de maintien de l’ordre gérée avec grand professionnalisme
- Par la rédaction du site Gendinfo
- Publié le 15 décembre 2025

Face à la contestation de centaines d’agriculteurs et de sympathisants, hostiles à l’abattage de 200 bovins décidé par l’autorité préfectorale, conformément au protocole sanitaire en vigueur, gendarmes mobiles et départementaux ont été fortement mobilisés autour d’un élevage à Bordes-sur-Arize, en Ariège. Face à la violence de certains opposants, les militaires ont dû faire usage de la force. De fausses informations relatives à cette opération de maintien de l’ordre ont ensuite circulé dans les médias et sur les réseaux sociaux, nécessitant une clarification. En déplacement à Dijon, ce lundi 15 décembre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a démenti formellement certaines allégations relatives à un refus d’intervenir de plusieurs gendarmes.
Après la découverte, mardi 9 décembre 2025, d’un foyer de Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans un élevage aux Bordes-sur-Arize (09), la préfecture de l’Ariège a ordonné par arrêté préfectoral l’abattage de plus de 200 bovins, conformément au protocole sanitaire en vigueur.
À l’appel de la Coordination Rurale et de la Confédération Paysanne, jusqu’à 500 agriculteurs et sympathisants opposés à cette stratégie sanitaire se sont réunis pour empêcher l’abattage, bloquant les accès à la ferme avec des arbres coupés, des tranchées, une quarantaine de tracteurs et de nombreux véhicules.
Dès le mercredi 10 décembre, un dispositif de gendarmerie a été déployé pour faire respecter l’arrêté préfectoral, permettre aux services vétérinaires d’accéder à la ferme et y intervenir en toute sécurité, et en empêcher les troubles à l’ordre public.
300 gendarmes mobilisés
Le jeudi 11 décembre, malgré l’accord des deux éleveurs concernés et les appels au calme lancés par les autorités, des individus déterminés ont cherché l’affrontement avec les forces de l’ordre au cours de la soirée. Plusieurs dizaines de militants de la mouvance d’ultra-gauche, sans lien avec le monde agricole, étaient par ailleurs présents sur les lieux.
Au plus fort de la mobilisation, le nombre de militaires engagés était de 300 : quatre Escadrons de gendarmerie mobile (EGM) et 90 militaires du Groupement de gendarmerie départementale de l’Ariège. Deux Véhicules d’intervention polyvalents de gendarmerie (VIPG) Centaure ont été employés pour dégager les axes et protéger les gendarmes visés par des tirs de projectiles et de cocktails molotov. Enfin, un hélicoptère a fourni un appui opérationnel au commandement (renseignement, observation des mouvements des manifestants) et a permis de protéger les protagonistes par l’éclairage des lieux.
De fausses informations sur l’engagement des gendarmes
Face à cette violence, les gendarmes ont dû faire usage de la force, avec des tirs de grenades lacrymogènes pour tenir à distance les individus les plus virulents. Certains médias et comptes sur les réseaux sociaux ont fait état de tirs de grenades lacrymogènes qui auraient été effectués depuis un hélicoptère, relayant une vidéo comportant une illusion d’optique. Cette information est fausse. Les tirs réalisés par les gendarmes ont été effectués depuis le sol et ont suivi une trajectoire en cloche, conformément à la doctrine du maintien de l’ordre.
Une autre fausse information a largement été diffusée sur les réseaux sociaux et dans certains articles de presse, indiquant que sept gendarmes mobiles auraient refusé d’intervenir, vendredi 12 décembre, lors de la prise de contrôle de la ferme de Bordes-sur-Arize. En déplacement à Dijon, ce lundi 15 décembre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a démenti formellement ces allégations. Il a précisé avoir procédé à la vérification, avec le Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), des vidéos qui ont nourri cette fausse information. « Dans une phase de désescalade, les gendarmes ont enlevé leur casque et ont posé leur bouclier à leurs pieds, a précisé le ministre. Les gendarmes, comme les policiers, sont de grands professionnels et quand ils ont une mission, ils l’accomplissent. »
Au lendemain de cette opération, les gendarmes ont procédé à un ratissage et un nettoyage de la zone en compagnie du maire et des riverains, ainsi qu’à la remise en état de la chaussée, que certains opposants avaient obstruée par des abattis mais aussi coupée par des tranchées. La circulation a ainsi pu être rétablie.
L’action de la Gendarmerie nationale, force armée de couverture des territoires, s’inscrit dans le cadre de l’action de l’État. La gendarmerie est exposée de manière croissante aux fake news. Elle continue d’agir avec professionnalisme pour défendre la Nation, protéger la population, faire respecter la loi, et de rendre compte de son action dans un souci de transparence.
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