Un rançonneur affilié à LockBit interpellé en Ukraine par les gendarmes de l’UNC

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 06 août 2025
Interpellation par un gendarme
Image d'illustration
© GEND / SIRPA / F. BALSAMO

Un Ukrainien affilié au rançongiciel LockBit, soupçonné de plusieurs dizaines d'attaques en France et à l'étranger, a été interpellé le mercredi 16 juillet 2025, dans le sud de l'Ukraine, par les gendarmes de l'Unité nationale cyber (UNC).

Lancé en 2019 et longtemps considéré comme le plus nuisible au monde, LockBit est un « ransomware as a service » mis à disposition de groupes d'attaquants, dits affiliés. Les rançonneurs implantaient ce logiciel malveillant dans les systèmes informatiques d’entreprises ou d’organismes, reversant un certain pourcentage de la rançon au groupe de cybercriminalité concepteur.

Début 2024, LockBit a fait l'objet d'une vaste opération internationale d'interpellations lui ayant porté un coup sévère.

À la suite de cette opération, la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert une enquête contre LockBit, confiée à l’Unité nationale cyber (UNC) de la Gendarmerie nationale, au sein de laquelle un groupe de travail dédié a permis l'identification d’un rançonneur ukrainien affilié à LockBit.

Mercredi 16 juillet 2025, dans le sud de l’Ukraine, les gendarmes de l’UNC ont donc interpellé cet homme âgé d'une trentaine d'années. Les enquêteurs le soupçonnent d'être responsable de « plusieurs dizaines d'attaques avec des conséquences financières très importantes pour les entreprises victimes, allant jusqu'à des montants supérieurs à un million d'euros », a indiqué à l’AFP le colonel Bertrand Michel, adjoint au commandant de l’UNC.

Le rançonneur, contre lequel un mandat d'arrêt n'avait pas encore été délivré, a été remis en liberté après avoir été entendu par les enquêteurs français sur commission rogatoire, l'Ukraine n'ayant aucun délit à lui reprocher permettant de le maintenir en détention. En outre, l'Ukraine, comme nombre de pays dont la France, n'extrade pas ses ressortissants.

Cependant, un mandat d'arrêt devrait être délivré contre lui prochainement, ce qui signifie qu'il pourra être de nouveau interpellé s'il quitte son pays. La justice française peut également engager une procédure de dénonciation auprès des autorités ukrainiennes.


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