Accident mortel d'aviation près de Nancy : la gendarmerie mobilisée

  • Par Lia Laigle
  • Publié le 06 juillet 2026
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Dimanche 28 juin 2026, un avion de type Pilatus s'est écrasé dans une zone pavillonnaire de Tomblaine, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle), causant la mort de ses onze occupants. Dès les premières heures, la Gendarmerie nationale a déployé un important dispositif opérationnel, judiciaire et scientifique afin d'identifier les victimes, accompagner leurs proches et déterminer les circonstances exactes de cet accident.

Dimanche 28 juin 2026, à 10 h 50, un Pilatus PC-6 décolle de l'aéroport de Nancy-Essey. Quelques minutes plus tard, l'appareil s'écrase dans un quartier résidentiel de la commune de Tomblaine. Le pilote et les dix passagers présents à bord perdent la vie dans l’accident. 

L'accident d'aviation légère le plus meurtrier en France

Cet événement constitue, à ce jour, l'accident d'aviation légère le plus meurtrier survenu en France. 
Le parquet de Nancy s’est rapidement dessaisi au profit du pôle accidents collectifs du parquet de Paris, qui a ouvert une enquête judiciaire et en a confié la direction à la Section de recherches de la gendarmerie des transports aériens (SRGTA). Parallèlement, une enquête de sécurité est conduite par le Bureau enquêtes accidents (BEA) de l’aviation civile.

Plusieurs spécialités de la gendarmerie engagées

Les enquêteurs de la SRGTA, en co-saisine avec le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de Meurthe-et-Moselle, se sont rapidement projetés sur les lieux de l’accident, où s’étaient immédiatement mobilisés les militaires de la Brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) de Metz Nancy Lorraine et du GGD54. 

Pour les enquêteurs, il s’agit de mener les investigations sur l'aéronef et sur l'ensemble de son environnement aéronautique. Ils procèdent notamment aux investigations techniques auprès de l'aérodrome et des différents acteurs impliqués afin de déterminer les circonstances de l'accident. 

En appui des enquêteurs, dix-neuf experts de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), service rattaché à l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ), ont rapidement été engagés sur les lieux du drame, déployant plusieurs de leurs technicités. Des experts en médecine légale, odontologie, empreintes digitales et ADN ont ainsi participé aux opérations d’identification des victimes dans le respect des victimes et de leur famille. Le laboratoire mobile ADN de l’IRCGN a également été engagé afin de traiter directement sur place les prélèvements biologiques nécessaires à cette mission particulièrement sensible. En parallèle, une équipe spécialisée dans la fixation de scènes de crime en 3D a réalisé la cartographie des lieux, afin de documenter précisément la scène pour les besoins de l’enquête judiciaire.

À ce stade des investigations, les causes du crash demeurent inconnues. Comme l'a rappelé le procureur de la République, cette « enquête particulièrement complexe […] a pour objectif d’expliquer et d’avoir des réponses ».


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