Le président de la République présente ses vœux aux forces armées

  • Par Antoine Faure
  • Publié le 21 janvier 2025
Lundi 20 janvier 2025, le président de la République, Emmanuel Macron, a adressé ses traditionnels vœux aux forces armées à Cesson-Sévigné.
© Présidence de la République France

Lundi 20 janvier 2025, le président de la République, Emmanuel Macron, a adressé ses traditionnels vœux aux forces armées à Cesson-Sévigné, en présence du ministre des Armées, Sébastien Lecornu, du Chef d’état-major des armées (CEMA), le général d’armée Thierry Burkhard, du Directeur général de la Gendarmerie nationale, le général d’armée Hubert Bonneau, et des chefs d’état-major des armées.

Après l’armée de l’Air et de l’Espace en 2023, à Mont-de-Marsan, et la Marine nationale en 2024, à Cherbourg-en-Cotentin, c’est l’armée de Terre qui a accueilli le président de la République pour ses traditionnels vœux aux forces armées, ce lundi 20 janvier 2025.

Emmanuel Macron s’est en effet rendu au quartier Leschi, à Cesson-Sévigné, à l’est de Rennes, qui abrite un pôle d’excellence cyber. Le quartier Leschi est en effet l’emprise du Commandement de l’appui terrestre numérique et cyber (CATNC), de la Brigade d’appui au numérique et au cyber (BANC) et de l’École des transmissions, du numérique et du cyber (ETNC). L’Élysée souligne que la venue d’Emmanuel Macron à Cesson-Sévigné s’inscrit dans une dynamique d’innovation, mettant en avant les enjeux du cyber et de l’intelligence artificielle.

Le président de la République y a présenté ses vœux, en présence notamment du ministre des Armées, Sébastien Lecornu, du Chef d’état-major des armées (CEMA), le général d'armée Thierry Burkhard, du Directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), le général d’armée Hubert Bonneau, et des chefs d’état-major des trois armées.

Le chef de l’État a dressé le bilan d’une année exceptionnelle, marquée par l’engagement des militaires lors des grands événements nationaux, du 80e anniversaire du débarquement en Normandie et en Provence aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, lors des crises en outre-mer, en Nouvelle-Calédonie, et récemment à Mayotte, après le passage du cyclone Chido.

Face à « un monde en désordre », « où les règles s’effacent et où les arsenaux se remplissent », le président de la République a fixé un objectif : « donner à la France l’armée la plus efficace en Europe, aujourd’hui et demain ».

Emmanuel Macron a appelé pour cela à un « choc de souveraineté et de productivité en Europe », indiquant vouloir « une préférence européenne » dans l'acquisition d'armements. « Notre vocation n’est pas d’être des clients mais des nations souveraines en Europe », a insisté le président de la République, qui veut bâtir « une capacité à être à la frontière technologique, qu’il s’agisse de l’espace, du cyber, de l’intelligence artificielle, du quantique ».

Emmanuel Macron considère que la France doit également « accepter de vraies bascules stratégiques ». « Rien ne sert de regretter le passé, il faut préparer l’avenir », a-t-il déclaré, estimant qu’en Afrique, il fallait « opérer un changement structurel de notre présence », tandis qu’à Mayotte, « les risques climatiques, terroristes et migratoires imposent de nouvelles réponses », et qu’en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie et à La Réunion, « se joue notre présence dans l’Indo-Pacifique, sur les rives duquel s’affrontent et s’affronteront les grandes puissances ». En Guyane et aux Antilles, « la France est plus exposée aux dérèglements du monde, au narcotrafic, et les résultats récents obtenus par la Marine et la Gendarmerie nationales l’ont encore montré ».

Enfin, sur le théâtre européen, « soyons fiers de l’effort que la Nation a consenti pour l’Ukraine, la sentinelle de l’Europe », a déclaré le chef de l’État, indiquant qu’il faudra, quand le conflit cessera, « donner des garanties à l’Ukraine contre tout retour de la guerre sur son territoire et obtenir des assurances pour notre propre sécurité ».

Emmanuel Macron veut également « donner le choix de servir » à la jeunesse. « Après l’armée de métier, c’est la réserve de professionnels qu’il nous faut mobiliser », a-t-il souligné, rappelant que la Loi de programmation militaire prévoyait d’atteindre un réserviste pour deux militaires d’active en 2035.


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