Le général Éric Espinal prend le commandement des forces aériennes de la gendarmerie nationale

  • Par le commandant Céline Morin
  • Publié le 19 septembre 2025
© SIRPA-G - BRC Alexandre Marcé

Le 1er septembre 2025, le général Éric Espinal a pris la tête des forces aériennes de la gendarmerie nationale, succédant au général Emmanuel Josse. Pilote chevronné et officier expérimenté, il dirige désormais cette unité singulière de la gendarmerie, qui depuis plus de 70 ans appuie l’action des forces de sécurité intérieure et contribue à assister nos concitoyens.

Totalisant plus de 2 500 heures de vol et fort d’un parcours opérationnel dense, le général Éric Espinal, âgé de 51 ans, a officiellement pris ses fonctions de commandant des Forces aériennes de la gendarmerie nationale (FAGN) le 1er septembre 2025. La cérémonie de prise de commandement s’est tenue le 11 septembre 2025 sur la base de Villacoublay, sous la présidence du directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), le général d’armée Hubert Bonneau.

Promu général de brigade par décret du 27 août 2025, ce pilote expérimenté, qualifié sur plusieurs types d’hélicoptères - Puma, Alouette 3, Écureuil, EC135 et EC145 - succède au général Emmanuel Josse, dont il était le commandant en second depuis 2021.

De l’armée de Terre à la gendarmerie, avec l’aéronautique en fil rouge

Après avoir suivi le cursus de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr de 1994 à 1997, à l’issue duquel il choisit l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), Éric Espinal suit une formation de pilote d’hélicoptère, puis se spécialise sur Puma, avant de rejoindre le 1er Régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg (57).

En 2001, il change d’orientation et intègre l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN), aujourd’hui Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN). Après une première affectation à la tête de l’Escadron départemental de sécurité routière (EDSR) de Carcassonne (11), il rejoint dès 2003 les FAGN, qu’il ne quittera que ponctuellement  : en 2009-2010, pour suivre un mastère spécialisé en ingénierie des hélicoptères à l’ISAE-Supaéro, de 2016 à 2018 pour prendre le commandement du groupement nord de la Gendarmerie des transports aériens (GTA) à Roissy, puis de 2018 à 2021, pour occuper des fonctions capacitaires à l’état-major des armées à Balard (Paris).

Il enchaîne ainsi les commandements opérationnels, en métropole et outre-mer, et les postes en état-major : commandant de la Section aérienne de gendarmerie (SAG) de Lyon, puis de Fort-de-France, officier programme à l’état-major des FAGN, commandant du groupement des forces aériennes d’Île-de-France à Villacoublay, chargé de projet à l’état-major des FAGN. En janvier 2015, alors qu’il commande le groupement des forces aériennes d’Île-de-France, il participe notamment à la traque des frères Kouachi après l’attentat de Charlie Hebdo, opération qui mobilise sept appareils de la gendarmerie.

Une composante aérienne au service du terrain

Le général Espinal est aujourd’hui à la tête de cette composante unique de la gendarmerie, qui depuis plus de 70 ans - l’unité a célébré son anniversaire en 2023 - participe pleinement à l’action des forces de sécurité intérieure, et à l’assistance de la population.

Les FAGN, ce sont environ 500 personnels (dont 12  % de femmes), parmi lesquels 400 gendarmes navigants, pilotes et mécaniciens, et une flotte de 56 aéronefs, répartis sur 30 bases opérationnelles (24 en métropole et 6 outre-mer), deux centres nationaux (formation et maintenance) et un état-major.

Si le secours représentait historiquement près de la moitié des interventions, il ne constitue plus aujourd’hui qu’environ 18 % de l’activité. Les FAGN se recentrent sur les missions de sécurisation et de maintien de l’ordre, de concours aux enquêteurs, de protection des populations et d’intervention spécialisée. L’une de leurs forces est notamment de pouvoir agir en visibilité, pour marquer la présence de la gendarmerie lors de manifestations ou de grands événements sportifs et culturels, mais aussi en toute discrétion, en volant plus haut, à l’aide de moyens optroniques particulièrement performants. 


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