La gendarmerie à l’international : cap sur l’avenir avec la Force de gendarmerie européenne (FGE)
- Par PAEI / SIRPA-G
- Publié le 08 décembre 2024

Retour sur le Comité interministériel de haut niveau (CIMIN) de la Force de gendarmerie européenne (FGE) qui s’est tenu à Madrid du 27 au 28 novembre 2024.
Créée en 2004 à l’initiative de la France, la Force de gendarmerie européenne (FGE) est un outil unique de gestion des crises extérieures. Elle réunit sept pays membres (France, Italie, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Roumanie et Pologne), ainsi que des partenaires (Lituanie) et des observateurs (Turquie, Moldavie et Ukraine).
Son objectif : intervenir rapidement dans des zones de crise pour soutenir la sécurité et restaurer l’ordre, notamment dans des États fragilisés. Elle agit sous l’égide d’organisations internationales, comme l’Union européenne, l’ONU ou l’OTAN.
Une rencontre stratégique à Madrid
Du 25 au 28 novembre 2024, Madrid a accueilli la 4e session du Comité interministériel de haut niveau (CIMIN), organe chargé de définir les grandes orientations stratégiques de la FGE. Cette réunion, organisée par la Guardia Civil, a rassemblé des représentants des pays membres, partenaires et observateurs.
La délégation française, conduite par le général de corps d’armée Pierre Casaubieilh, Général adjoint au Major général (GAMG), était composée du colonel Olivier Pezza, du cabinet du directeur général de la gendarmerie nationale (CAB PAEI), et du lieutenant-colonel Olivier Monceret, du Commandement de la gendarmerie pour les missions Extérieures (CGMEx).
Les décisions prises pour l’avenir de la FGE
- Autonomie financière : à partir de janvier 2025, la FGE disposera de son propre budget, lui permettant une plus grande flexibilité opérationnelle et une meilleure capacité d’adaptation aux crises.
- Nouvelle stratégie 2025-2029 : ce plan ambitieux vise à renforcer la visibilité de la FGE auprès des instances européennes et internationales, tout en optimisant ses capacités de déploiement rapide sur le terrain.
- Intégration de l’Ukraine : la Garde Nationale ukrainienne devient officiellement membre observateur, reflétant l’ouverture de la FGE aux défis sécuritaires actuels et futurs en Europe.
Les propositions françaises pour aller plus loin
Dans le cadre de ces décisions, la délégation française a également présenté des pistes concrètes pour maximiser le potentiel de la FGE :
- Renforcer la représentation européenne, en plaçant un officier de liaison FGE à Bruxelles, afin d’améliorer la coordination avec les institutions européennes et de donner plus de visibilité à la force.
- S’investir davantage sur le terrain, en proposant de déployer des équipes spécialisées ou des unités plus robustes dans les missions opérationnelles, pour répondre aux besoins concrets des zones de crise.
Pour en savoir plus sur la FGE, rendez-vous sur Gendinfo.fr
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