Immigration : le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau auditionné par le Sénat

  • Par Hélène THIN
  • Publié le 29 novembre 2024
Photo du ministre de l'Intérieur, Bruno retailleau. Sur l'image est inscirte la mention AUDITION Bruno RETAILLEAU
© D.R.

Auditionné par le Sénat, ce mercredi 27 novembre 2024, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a exposé sa vision, ainsi que ses grandes lignes d’action en matière d’accords migratoires. Il a notamment évoqué la problématique migratoire sur le littoral de la Côte d’Opale.

« Le cadre des accords internationaux d’hier ne correspond plus aux exigences actuelles », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, lors de son audition, ce 27 novembre 2024, par la Chambre haute du Sénat, ayant lancé une mission d’information sur les accords internationaux conclus par la France en matière migratoire.

Si ces accords bilatéraux sont décisifs dans le cadre de la politique migratoire de la France, le ministre a estimé qu’ils devaient évoluer, afin de répondre aux enjeux de notre temps.
« Notre besoin est opérationnel et très précis. Nous devons abandonner les accords mixtes, trop généraux, pour tendre vers des accords plus ciblés, plus souples, et donc plus efficaces pour favoriser les réadmissions », a-t-il estimé, après avoir souligné l’existence d’un véritable consensus en faveur d’une plus grande fermeté en matière de politique migratoire, tant chez les Français qu’au sein des vingt-sept États membres de l’Union européenne, qu’ils soient sociaux-démocrates ou conservateurs.

Sur la question centrale des laissez-passer consulaires, Bruno Retailleau a insisté sur le principe de réciprocité. « La réciprocité, cette relation mutuelle et équilibrée, il faut la promouvoir aussi en matière de politique migratoire ». Et le ministre d’évoquer l’existence de leviers, juridiques ou commerciaux, pouvant être actionnés pour favoriser le retour des ressortissants étrangers en situation irrégulière vers leur pays d’origine.

Le ministre de l’Intérieur s’est par ailleurs dit favorable à la dénonciation de l’accord franco-algérien signé le 27 décembre 1968, instaurant un cadre spécifique à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens qui arrivent en France.

Il a également évoqué la problématique migratoire sur le littoral de la Côte d’Opale, où soixante-douze migrants ont péri en mer depuis le début de l’année. Huit cents gendarmes et policiers français sont actuellement mobilisés à la frontière, « dans des conditions de plus en plus difficiles ».

Alors que les traversées de la Manche connaissant une hausse, Bruno Retailleau préconise de traiter la question « avec un autre cadre ». À l’occasion de son déplacement sur le littoral de la Manche, les 28 et 29 novembre derniers, accompagné du général d'armée Hubert Bonneau, Directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), il s’est fait présenter les dispositifs en place, et a notamment été reçu par la maire de Calais, Natacha Bouchart.

Autre sujet évoqué par le ministre, celui du périmètre et de la répartition des tâches entre le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de l’Intérieur, qui, pour Bruno Retailleau, constituent un enjeu en termes de résultats et d’harmonisation de l’action de l’État.


Contacter la gendarmerie

Numéros d'urgence

  • Police - Gendarmerie : 17
  • Pompier : 18
  • Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) : 15
  • Urgence Europe : 112

Sécurité et écoute

  • Enfance en danger : 119
  • Violences conjugales : 39 19
  • Maltraitance personnes âgées ou en situation de handicap : 39 77

Ces contenus peuvent vous intéresser