La gendarmerie en marche vers Nimègue 2023

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 07 décembre 2022, mis à jour le 04 janvier 2023
L’équipe devant le casque qui orne l’entrée du camp Heumensoord
© D.R

Nimègue est une ville des Pays-Bas, sur le Rhin, qui n’est pas sans rappeler le traité de 1678 entre Louis XIV et les provinces unies. C’est également l’opération Market Garden, en septembre 1944, une opération aéroportée anglo-américaine qui visait à reprendre les ponts du fleuve. Mais c’est aussi une marche créée en 1909. Purement militaire à l’origine, elle était destinée à tester et à développer l’endurance des soldats de l’armée néerlandaise.

Si elle est désormais ouverte aux civils (30, 40 ou 50 km), les militaires ont gardé un parcours dédié : 167 km à parcourir en 4 jours, en treillis et avec une charge individuelle de 10 kg minimum, l’eau et le ravitaillement venant s’ajouter à cette charge. Autant de paramètres qui exigent des militaires y participant une préparation physique et mentale pour tenir la distance.

Chaque année, l’armée des Pays-Bas invite les armées étrangères à participer à cette épreuve. Ainsi, cet été, on comptait près de 5 000 militaires sur les 42 000 marcheurs inscrits. Mise en œuvre par l’UNOR (Union Nationale des Officiers de Réserve et des organisations de réservistes), la délégation française de l’EMA (État-Major des Armées) comptait plus de 200 participants, dont une vingtaine de gendarmes, de tous grades et issus d’unités diverses. Par ailleurs, les ravitaillements des marcheurs français étaient notamment assurés par la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Parmi ces gendarmes, le major de réserve Nicolas Brasseur, qui revient sur cette aventure inoubliable.

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Des pieds fatigués mais des souvenirs plein la tête

« Regroupés dans le camp d’Heumensoord, installé en périphérie de la ville, pour la durée de l’épreuve, nous avons appris à nous connaître à travers de vrais moments de partage. Notre résistance et notre rusticité ont néanmoins été mises à l’épreuve, notamment avec les fortes chaleurs et les pluies diluviennes qui ont ponctué les jours de marche. Heureusement, nous avons pu compter sur la solidarité entre participants ainsi que sur le soutien de la population qui, tout au long du parcours, a fourni friandises, boissons et encouragements. Certains locaux nous ont même accueillis dans leurs propriétés pour des pauses bien méritées.

Si le parcours est rythmé par les acclamations du public et des animations dans chaque village traversé, il fait aussi figure de chemin de mémoire, puisqu’il recoupe les cimetières et les monuments commémorant les durs combats de 1944. Autant de paramètres qui permettent aux participants de relativiser les douleurs et la fatigue. Pour cette édition 2022, sur les 42 175 marcheurs inscrits, nous étions 34 725 à franchir la ligne d’arrivée, dont les gendarmes participants.

On dit souvent que Nimègue ne se raconte pas mais se vit. C’est, en effet, un mélange de respect pour les militaires tombés en 1944, d’épreuve physique, de fête, d’échanges avec les autres militaires sur la route, dans les baraquements ou même à l’infirmerie pour soigner ses pieds… C’est un peu de tout cela et surtout beaucoup de camaraderie ! »

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Les militaires français désireux de participer à cette épreuve à titre militaire doivent obligatoirement s’inscrire via la délégation française. À cet effet, ils peuvent envoyer un mail à bpr.dc.cegn@gendarmerie.interieur.gouv.fr en précisant "Marche de Nimègue" ou à l’association Resgend (contact@resgend.fr) . Pour les civils, ou les militaires souhaitant participer à l’aventure à titre civil, rendez-vous sur le site de l’événement. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'à la fin décembre 2022.

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