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Dépiégeur d'assaut au GIGN
Diplômes requis
- Bac
- Bac + 3
Concours ou sélection
Pourquoi ce métier ?
Vous voulez intervenir au plus près de la menace, là où d’autres ne peuvent pas aller ?
En tant que dépiégeur d’assaut du GIGN, vous neutralisez et détruisez des charges explosives dans des environnements dégradés, armé d’une expertise unique mêlant déminage, technicité d’assaut et engagement total. Un métier d’exception, réservé aux opérateurs les plus déterminés.
Au GIGN, aucune journée ne se ressemble, encore moins pour un dépiégeur d’assaut. Mes missions me conduisent aussi bien sur des alertes nationales de niveau 1 que sur des opérations à l’étranger au profit de la Force Sécurité Protection, ou encore sur des exercices et échanges internationaux. L’environnement change constamment, mais l’exigence reste la même : intervenir au plus près de la menace explosive.
Pour maintenir ce niveau, l’entraînement occupe une place centrale. Je dois être un véritable spécialiste du déminage, mais aussi un opérateur complet. Chaque semaine, je m’exerce au tir, au sport de haut niveau et aux techniques d’intervention. Avec ma cellule, nous approfondissons les gestes spécifiques du dépiégeage d’assaut : approche sous contrainte, neutralisation en milieu confiné, gestion de charges improvisées…
Ces entraînements intensifs s’ajoutent à nos périodes d’autonomie, durant lesquelles nous améliorons notre matériel, travaillons sur des innovations, ou perfectionnons nos procédures. Et à tout moment, nous pouvons être engagés : une crise majeure, une menace explosive, une intervention urgente.
Être dépiégeur d’assaut, c’est évoluer dans un cadre militaire d’élite, au sein d’une équipe soudée, où rigueur, confiance et maîtrise de soi sont des conditions vitales.
François, dépiégeur d’assaut au GIGN
J’ai débuté à l’école de gendarmerie de Chaumont, d’où je suis sorti en 2011. J’ai ensuite servi cinq ans en gendarmerie mobile, à Clermont-Ferrand puis à Mirande. Ces premières années m’ont forgé : discipline militaire, cohésion, rusticité, sens du collectif.
Passionné par les métiers du GIGN et marqué par l’exemple de mon grand-père, plongeur démineur, j’ai présenté les tests de sélection en 2016. Après les évaluations et le pré-stage, j’ai intégré la formation GIGN en 2017. Le rythme était exigeant, mais l’entraide et la cohésion d’unité sont ce qui permet de franchir chaque étape.
Une fois breveté en 2018, j’ai poursuivi la spécialisation : 28 semaines au Pôle inter-armes munex, puis 14 semaines dédiées au module « dépiégeage d’assaut ». Ces formations complètes, alliées à l’expérience opérationnelle, m’ont permis de rejoindre la force d’intervention dès la fin de l’année.
Aujourd’hui, après presque huit ans au GIGN, je n’ai jamais regretté ce choix. Ce métier unique demande contrôle de soi, technicité et engagement total, mais il offre aussi une camaraderie incomparable et la certitude de protéger la population au plus haut niveau.
Si vous sentez au fond de vous cet appel du dépassement et de l’élite, tentez votre chance : le GIGN transforme une carrière… et une vie.
- sens du devoir
- dépassement et maîtrise de soi
- haute technicité
- autonomie
- diversité du métier
- inter-opérabilité
- protection de la population
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