Département Empreintes Digitales (EDG)

Le département Empreintes Digitales couvre l’ensemble des domaines d’expertise liés à la recherche et à l’exploitation des traces papillaires (digitales, palmaires et plantaires) et des traces de semelles.

Parmi le panel de traces matérielles susceptibles d’être collectées sur une scène de crime, il en est une ancrée dans nos esprits : la trace digitale. Véritable « doyenne des preuves », elle permet depuis plus d’un siècle de confondre les criminels par les traces latentes qu’ils laissent sur les lieux de leurs méfaits.

 

   

On désigne sous le nom de traces papillaires la reproduction des empreintes, localisées au niveau des extrémités antérieures et latérales des doigts, des phalanges, des paumes des mains et plantes des pieds. Ces dessins sont visibles au niveau du derme et de l’épiderme. Ils sont absolument fixes quant à leur forme, depuis la naissance jusqu’à la putréfaction du corps. Leur apparition se fait au cours de la vie intra-utérine.

En effet, des coussinets apparaissent sur les doigts du fœtus dès la 7e semaine après la fécondation. À l’issue d’un processus chaotique de genèse des crêtes, le dessin papillaire est, à la 24e semaine, finalisé dans le derme, l’épiderme étant une projection de ce dessin.

La trace papillaire est un mélange de sécrétions (composés organiques et inorganiques) issu des glandes présentes à la base des pores. L’expert en dactyloscopie dispose d’un large panel de méthodes de révélation physiques, physico-chimiques et chimiques, jouant sur les propriétés naturelles des sécrétions mais également sur l’influence des supports sur lesquels ces dernières sont présentes de manière encore latente.

   

Détection et révélation des traces papillaires

Les techniques actuelles de laboratoire utilisent des traitements spécifiques pour révéler les traces papillaires (Lasers ; cyanoacrylate luminescent ; 1,2 indanedione/ZnCl2 ; acid yellow 7 ; déposition métallique sous vide ; etc.) sur divers supports poreux, semi-poreux et non poreux (papier, kraft, carton, couverture de magazine, gants, métal, verre, plastique, adhésif, traces ensanglantées, etc.). L’observation nécessite la mise en œuvre de sources lumineuses (Lasers, lumières polychromatiques) et de filtres de couleur pour observer, améliorer et photographier la trace.

  

L’identification expertale : une approche qualitative et quantitative

L’exploitation de traces papillaires se fait sur la base de la recherche de caractéristiques analytiques sur trois niveaux de détails :

     - le premier niveau consiste à relever la forme générale du dessin papillaire (flux des crêtes), communément appelé « groupe de forme » lorsque l’information est suffisante. Les noms de boucle, verticille ou arc peuvent leur être donnés pour les classer en famille ;

     - le deuxième niveau repose sur le positionnement de caractéristiques dites de niveau 2, appelées minuties ou points. Ces crêtes, séparées par des sillons, se rejoignent parfois, se séparent, s’interrompent pour reprendre, ou encore s’arrêtent, formant ainsi plusieurs formes différentes qui prennent les noms d’arrêt de ligne, bifurcation, lac, îlot… Leur nature et positionnement relatif prennent l’aspect d’une « constellation » de points ;

     - le troisième niveau consiste à explorer « l’infiniment petit », en analysant entre autres la forme des bords de la crête ainsi que les orifices qui la composent, appelés pores. Le positionnement de ces derniers par rapport à ceux présents sur les crêtes adjacentes, ainsi que la forme des bords de la crête, sont des éléments pris en considération, et viennent s’ajouter aux caractéristiques de niveau 2.

   

Les traces de semelles et d’oreilles

D’autres traces latentes, à l’instar des traces papillaires, peuvent être mises en évidence. Ce sont les traces de semelles et d’oreilles. Elles vont être mises en évidence grâce aux mêmes techniques utilisées pour les traces papillaires. En ce qui concerne les traces de semelles, il sera possible de renseigner les enquêteurs sur une éventuelle marque de chaussure à l'origine de la trace et éventuellement être comparées avec la semelle d'un suspect.

Quant aux traces d'oreilles, organes malléables et évoluant avec le temps, elles pourront fournir aux enquêteurs des informations intéressantes permettant de faire des éventuels liens entre affaires.

   

Recherche et développement

Les techniques de révélation

L’unité d’expertise recherche et développement contribue à l’amélioration de nouvelles techniques, aussi bien au niveau du laboratoire qu’au profit des Cellules d’identification criminelle (CIC).

  

L’approche statistique

Conscient des nouveaux enjeux auxquels est confrontée la dactyloscopie, le département développe des outils permettant l’identification des traces papillaires sous un angle statistique, ainsi que des logiciels d’aide à la décision lors de travaux d’expertise.

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