Axes routiers, ferrés, aériens et fluviaux : une manœuvre globale de contrôle des flux menée par les gendarmes du Val-d’Oise

  • Par le chef d'escadron Romain Bastet
  • Publié le 26 janvier 2026
© SIRPA-G / GND R. CULPIN

Mercredi 14 janvier 2026, la gendarmerie du Val-d’Oise a conduit une opération de contrôle des flux d’ampleur sur l’ensemble du département. Placée sous le commandement du colonel Denis Mottier, commandant le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Val-d'Oise, cette manœuvre a mobilisé 426 personnels répartis sur 84 points de contrôle afin de verrouiller pendant quatre heures tous les flux situés sur le ressort de compétence du GGD95. Plus de 4 000 contrôles et plusieurs interpellations ont été réalisés.

Mercredi 14 janvier 2026, entre 16 heures et 20 heures, le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Val-d’Oise (95) a conduit la quatrième édition d’une opération de contrôle des flux d’ampleur sur l’ensemble du département. À l’initiative et sous le commandement du colonel Denis Mottier, commandant le GGD du Val-d’Oise, cette opération s’inscrit dans une stratégie de sécurisation globale et visible du territoire. « L’objectif principal de cette opération est de verrouiller l’ensemble du département du Val-d’Oise et du territoire situé en zone gendarmerie. Assurer la sécurité publique, c’est maîtriser l’espace public. Pour maîtriser cet espace public, il faut être en mesure de le contrôler », explique le colonel Denis Mottier. C’est dans cette logique que 84 points de contrôle ont été déployés simultanément afin de « verrouiller pendant quatre heures tous les flux situés sur le ressort de compétence du GGD95. »

Cette opération de contrôle des flux d'ampleur visait à contrôler la totalité des flux et des voies de communication transitant par la zone gendarmerie dans le département du Val-d'Oise. 74 points de contrôle ont été positionnés sur les axes routiers principaux et secondaires, sept sur le réseau ferroviaire, principalement sur les lignes H et J du réseau Transilien. Des contrôles ont également été réalisés aux abords de l’aérodrome de Cormeilles-en-Vexin et de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle afin d’intégrer la dimension aérienne des flux. La rivière Oise, qui traverse l’ensemble du département et permet de relier la Belgique, ainsi que d’autres axes fluviaux majeurs, a, elle aussi, fait l’objet de contrôles spécifiques. « Nous verrouillons pendant quatre heures tous les flux situés sur notre ressort de compétence, tout en poursuivant notre action sur des phénomènes de délinquance ciblés », souligne le colonel Denis Mottier.

De la prévention à la lutte contre le crime organisé

« Nous recherchons principalement les infractions les plus graves à la sécurité routière, sachant que la majorité des contrôles restent des contrôles de prévention pour tout ce qui est mineur et non aggravant, où nos contrôles se font avec discernement. Pour le reste, nous portons nos efforts sur tout ce qui relève du travail illégal, de la fraude, sur l’appréhension d’étrangers en situation irrégulière, ainsi que sur l’ensemble du spectre de la criminalité organisée », précise le commandant du GGD95.

Dans ce cadre, l'opération conduite poursuit un double objectif. Il s'agit d'abord de rassurer la population par une visibilité accrue. « C'est rassurant ! », indique une dame lors d'un contrôle aux abords de la gare de Persan-Beaumont. Mais il s'agit aussi de paralyser les activités délinquantes en créant un environnement d'insécurité totale pour les criminels. Le commandant des gendarmes du Val-d'Oise de préciser : « Il est quasiment impossible d'échapper au contrôle en cas de refus d'obtempérer ou en cas de volonté de contournement. D'ailleurs, il suffit d'aller sur l'application Waze pour rapidement comprendre que l'ensemble des axes principaux et secondaires sont intégralement tenus. »

Le Val-d'Oise, un carrefour stratégique aux portes de la capitale

La pertinence de ce type d’opération prend tout son sens dans le département du Val-d’Oise, dont la situation géographique en fait un carrefour stratégique aux portes de la capitale. Le département permet de desservir par voies routières et ferroviaires six départements limitrophes, à savoir l’Oise, l’Eure, les Yvelines, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et la Seine-et-Marne. Les vecteurs de mobilité aériens et fluviaux confèrent également au territoire une dimension internationale. Le colonel Denis Mottier rappelle que « le département du Val-d’Oise est la porte d’entrée nord de Paris. Le contrôle des flux est primordial sur le groupement de gendarmerie du Val-d’Oise puisque notre zone de compétence est irriguée par les axes principaux contournant Paris ou arrivant à la capitale. Nous avons également un maillage d’axes routiers secondaires extrêmement empruntés, notamment ceux venant de la Normandie ou du nord de la France, ce qui rend indispensable la maîtrise de ces flux pour assurer le contrôle du territoire. »

Le réseau ferroviaire constitue le second axe d’effort des gendarmes du Val-d'Oise. « Le réseau ferroviaire est un point d’attention particulier puisque nous avons deux lignes importantes, dont la ligne H qui est l’une des plus criminogènes de la région parisienne et sur laquelle nous comptons le plus de gares en zone gendarmerie, explique le commandant du groupement. Des gendarmes procèdent régulièrement à des contrôles à bord des trains et dans les gares, notamment celles situées à proximité de certains lycées, afin de dissuader ou de prévenir les rixes susceptibles de se produire en fin de journée. »

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    Contrôle par la gendarmerie des transports aériens aux abords de l'aérodrome de Cormeilles-en-Vexin

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    Contrôle sur les axes routiers secondaires par les gendarmes du GGD95

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    Contrôle sur les quais de la gare de Persan-Beaumont par les gendarmes du GGD95

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    Découverte de produits stupéfiants lors d'un contrôle dans un train par une patrouille de réservistes opérationnels

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    Contrôle coordonné entre les gendarmes du GGD95 et la sûreté ferroviaire

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    Embarcation de la brigade nautique de Conflans-Sainte-Honorine patrouillant sur l'Oise

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    Présentation du dispositif au directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise par le commandant de groupement de gendarmerie départementale 

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    Équipe cynophile à bord d'une rame du transilien

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    Recherche de stupéfiants sur un point de contrôle routier par l'équipe cynophile

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    Contrôle coordonné entre les gendarmes du GGD95 et l'ARS

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    Pilote de l'embarcation de la brigade fluviale patrouillant sur l'Oise

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    Présentation du dispositif au directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise par le commandant de groupement de gendarmerie départementale 

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    Contrôle coordonné entre les gendarmes du GGD95 et la police municipale

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    Contrôle par la gendarmerie des transports aériens aux abords de l'aérodrome de Cormeilles-en-Vexin

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    Contrôle sur les axes routiers secondaires par les gendarmes du GGD95

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    Contrôle sur les quais de la gare de Persan-Beaumont par les gendarmes du GGD95

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    Découverte de produits stupéfiants lors d'un contrôle dans un train par une patrouille de réservistes opérationnels

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    Contrôle coordonné entre les gendarmes du GGD95 et la sûreté ferroviaire

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    Embarcation de la brigade nautique de Conflans-Sainte-Honorine patrouillant sur l'Oise

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    Présentation du dispositif au directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise par le commandant de groupement de gendarmerie départementale 

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    Équipe cynophile à bord d'une rame du transilien

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    Recherche de stupéfiants sur un point de contrôle routier par l'équipe cynophile

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    Contrôle coordonné entre les gendarmes du GGD95 et l'ARS

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    Pilote de l'embarcation de la brigade fluviale patrouillant sur l'Oise

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    Présentation du dispositif au directeur de cabinet du préfet du Val-d'Oise par le commandant de groupement de gendarmerie départementale 

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    Contrôle coordonné entre les gendarmes du GGD95 et la police municipale

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426 personnels mobilisés pendant toute la durée de l'opération

Pour conduire cette opération de grande ampleur, 426 personnels ont été mobilisés, dont 376 gendarmes. 315 gendarmes étaient issus du GGD95 : des trois Compagnies de gendarmerie départementale (CGD) du Val-d’Oise, de l’Escadron départemental de contrôle des flux (EDCF) et de la Cellule de lutte contre le travail illégal et les fraudes (CELTIF).

Une soixantaine de gendarmes issus d’unités spécialisées est venue renforcer le dispositif afin d’apporter une technicité complémentaire et ainsi conduire l'opération dans une approche globale. Plusieurs équipes cynophiles ont été engagées pour la détection de Stupéfiants, d’armes, de munitions et de billets (SAMBI). La Section aérienne de la gendarmerie (SAG) de Vélizy-Villacoublay a assuré une surveillance aérienne, permettant de détecter tout événement particulier et d’appuyer les unités au sol, notamment en cas de refus d’obtempérer.

La brigade fluviale de Conflans-Sainte-Honorine a, quant à elle, permis de verrouiller l'Oise. Lors de ce type d’opération, leur plus-value dans le contrôle des flux prend tout son sens. Alors que le réseau routier est saturé de points de contrôle, les axes fluviaux pourraient devenir un espace de manœuvre stratégique pour la délinquance organisée comme pour la délinquance de proximité qui pourrait les croire non contrôlés. Ce soir-là, la patrouille de l'adjudant-chef Yohan, qui commande la brigade fluviale, a contrôlé chaque embarcation passant par l'écluse de Pontoise, tout en restant en capacité de surveiller les berges de la rivière. Comme le souligne le commandant de la brigade fluviale tout en scrutant les rives : « On voit mieux depuis le cours d'eau que lorsqu'on patrouille en voiture. »

Au-delà des contrôles administratifs, l'aspect crucial du contrôle d'embarcations réside aussi dans la collecte de renseignements auprès des usagers de la voie d'eau, qui agissent comme des observateurs privilégiés du territoire. En effet, les conducteurs de péniche effectuent de longs trajets et sont témoins d'activités suspectes sur des secteurs étendus. Au moment des contrôles, le dialogue permet de recueillir des signalements précis. Lors de cette opération, par exemple, un pilote contrôlé a ainsi pu signaler la présence d'un véhicule suspect et d'un trafic potentiel sur une commune où il a l'habitude de naviguer. Ces informations, bien que fragmentaires au moment de la collecte, sont considérées par la brigade fluviale comme une donnée à haute valeur ajoutée une fois remontée dans la chaîne de renseignement.

La Gendarmerie des transports aériens (GTA) a quant à elle été engagée afin de contrôler les abords immédiats de l’aérodrome de Cormeilles-en-Vexin et de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

Près de trente réservistes opérationnels ont renforcé les unités déployées, dont douze issus de la réserve opérationnelle de la Garde républicaine, principalement engagés sur les points de contrôle ferroviaires des lignes H et J, y compris à bord des trains.

Les partenaires institutionnels ont été pleinement associés à l’opération, avec la participation de policiers municipaux de plusieurs communes du département, de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports d’Île-de-France (DRIEAT), de l’Agence régionale de santé (ARS) du Val-d’Oise pour le contrôle des ambulances, de l’URSSAF aux côtés de la CELTIF, ainsi que de la sûreté ferroviaire pour les contrôles sur les emprises ferroviaires.

Près de 3 000 contrôles et plusieurs interpellations en quatre heures

À l’issue de l’opération, le bilan met en évidence l’intensité de l’action menée. 3 895 véhicules et 3 981 personnes ont été contrôlés. Trois personnes recherchées ont été interpellées et trois étrangers en situation irrégulière ont été appréhendés. Neuf amendes forfaitaires délictuelles pour usage de stupéfiants ont été dressées, 44 délits routiers ont été constatés et 351 infractions au Code de la route ont été relevées, illustrant l’efficacité d’un dispositif coordonné visant à sécuriser durablement le territoire du Val-d’Oise.


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