Un gendarme français et deux gardes civils espagnols sauvent un homme de la noyade en Espagne

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 05 août 2025
Sur une côte rocheuse, un sauveteur des plages, un agent de la Guardia Civil et un gendarme français aident un homme en short orange à sortir de l’eau. Un kayak jaune est visible, la mer est calme et brille sous le soleil..
© Guardia Civil

Détaché en Espagne dans le cadre des Patrouilles européennes, l’adjudant Daniel, du peloton de surveillance et d’intervention de Parentis-en-Born, a contribué, aux côtés de ses camarades espagnols, au sauvetage d’un baigneur emporté par les vagues sur la plage de San Pedro, le 15 juillet 2025. Récit.

Mardi 15 juillet 2025, plage de San Pedro, à Cudillero, au nord de l’Espagne. L’adjudant Daniel est en patrouille de prévention de proximité sur la zone côtière avec deux camarades de la compagnie de la Guardia Civil de Pravia. Habituellement affecté au Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) de Parentis-en-Born, dans les Landes, le militaire français est détaché en Espagne du 1er juillet au 1er août 2025, dans le cadre des patrouilles européennes, un dispositif piloté par la Direction de la Coopération Internationale de Sécurité (DCIS).

Avec ses collègues espagnols, il est engagé dans le Plan de « Seguridad Jacobea », ou Plan Jacobea, une opération annuelle déployée par la Guardia Civil afin d’assurer la sécurité et l’assistance aux pèlerins du Camino de Santiago, pendant les périodes de grande affluence.

Peu avant 11 heures, la patrouille mixte arrive au niveau de la plage de San Pedro, déjà très fréquentée par cette belle journée d’été. À peine descendus de leur véhicule, ils sont alertés par des baigneurs qu’un homme se trouve en difficulté dans le courant, à environ 200 mètres du rivage. « Il appelait à l’aide. Chaque vague menaçait de le projeter contre les rochers », raconte l’adjudant Daniel.

Deux agents, l’un de la Gendarmerie française et l’autre de la Guardia Civil espagnole, se tiennent côte à côte face à la mer, sur une plage.
© Guardia Civil

L’océan est très agité ce jour-là. Entraînée vers les rochers, la vie de la victime est clairement en danger. Les trois hommes se précipitent dans sa direction par l’extrémité ouest de la plage, à travers les rochers. Après 200 mètres d’une progression difficile, ils parviennent à atteindre le baigneur. Agrippé aux rochers, l’homme, âgé d’une soixantaine d’années, est à bout de souffle et présente des lacérations aux jambes. « À chaque vague, il était projeté sur les rochers auxquels il tentait de s’agripper par tous les moyens afin d’éviter d’être emporté par le courant et d’être projeté avec plus de violence encore », se souvient l’adjudant.

Les trois hommes réussissent à le saisir par les poignets et à le hisser hors de l’eau. La victime leur explique alors qu’il a été emporté par le courant alors qu’il nageait, qu’il a tenté de rejoindre la plage, mais qu’à bout de force, il s’est laissé emporter vers les rochers.

« Nous avons ensuite contacté les sauveteurs de la plage pour évacuer la victime par voie nautique, car son état physique ne permettait pas d’envisager un retour à pied par les rochers », explique l’adjudant Daniel. Quelques minutes plus tard, ils sont rejoints par un secouriste sur un paddle, qui prend en charge la victime et la ramène sur la plage.

« Quand nous sommes à notre tour revenus sur la plage, une foule de vacanciers s’était massée pour assister à l’intervention. Ils étaient surpris par la présence d’un gendarme français en uniforme aux côtés de la Guardia Civil. Nous avons pris le temps d’expliquer pourquoi j’étais là et comment la Gendarmerie coopère avec ses homologues espagnols. Ça fait partie de la mission ! », explique le gendarme français.

Le lendemain, le journal régional El Comercio relatait le sauvetage, saluant l’action rapide des forces de l’ordre et la coopération franco-espagnole. Une lettre de félicitations a été remise à l’adjudant Daniel par la compagnie de Pravia et une proposition de distinction a également été transmise à la direction générale de la Guardia Civil à Madrid.

Les trois hommes diront avec humilité qu’ils étaient là au bon moment et qu’ils n’ont fait que leur travail, mais une chose est sûre, ce jour-là, sur les rochers de San Pedro, la présence de la patrouille européenne a fait toute la différence.


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