Innovations et défis logistiques de taille pour EGIDE 2025

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 01 juillet 2025
Base logisitique avancée de l'exercie EGIDE 2025
© GEND / SIRPA / BRC A. MARCE

Du vendredi 20 au dimanche 22 juin s’est tenu l’exercice annuel EGIDE de l’Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN). 800 gendarmes ont participé à un scénario grandeur nature de protection du territoire et de gestion d’interventions complexes dans la Seine-et-Marne. Pour s’assurer du bon déroulement de la manœuvre, les officiers-élèves du corps technique et administratifs (OCTA) de la gendarmerie ont assuré le volet administratif et logistique de l’exercice.

L’Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) organise depuis quatre ans l’exercice EGIDE en terrain ouvert dans le département de la Seine-et-Marne. Cette année il s’est tenu du vendredi 20 au dimanche 22 juin 2025 et a rassemblé plus de 800 gendarmes et invités, de nombreux moyens de la gendarmerie et des unités des trois autres armées françaises. La complexification et l’ampleur de l’exercice au profit des officiers-élèves de l’AMGN rend l’organisation d’autant plus difficile.

Un défi logistique

Si le défi est de taille, l’AMGN peut compter sur ses officiers du corps technique et administratif (OCTA). L’organisation administrative et logistique de l’évènement s’inscrit comme une phase pratique de restitution des enseignements qu’ils ont suivis durant leur formation. Pendant plusieurs mois, les OCTA ont préparé la venue de plus de 800 personnes, l’hébergement, les repas… Si ces officiers avaient pensé à tout jusqu’à prévoir l’essence des dizaines de véhicules, des deux hélicoptères et des trois bateaux mis à disposition pour l’exercice, la météo a ajouté un degré de complexité. Les officiers ont dû rapidement former une chaîne de ravitaillement en eau sur le terrain face aux fortes chaleurs de la fin de semaine. C’est à ce moment qu’entre en jeu une des nouveautés concoctées par les officiers du corps technique et administratif : la base logistique avancée (BLA).

Avec l’aide de leurs homologues de l’école du commissariat des Armées, les OCTA ont mis en place sur l’aérodrome de Nangis, une base permettant aux gendarmes sur le terrain de se restaurer et de se rafraîchir. Cette BLA a permis « de répondre à une contrainte qui avait été identifiée l’an dernier, c'est-à-dire le temps passé dans les allers-retours pour venir se restaurer à l'académie, pointe le Colonel Sung-Dae Faucon, chef de la division des enseignements militaires et académiques de l’AMGN et directeur de l’exercice EGIDE 2025. Avoir ce pôle logistique au cœur de la zone d'exercice permet aux gens de se restaurer sur place, d'éviter de perdre du temps sur les trajets ». Au plus proche du terrain de manœuvre des unités, la BLA est capable d’assurer 150 repas par service. Le positionnement de la base dans l’aérodrome a aussi permis aux hélicoptères des Forces aériennes de la gendarmerie nationale (FAGN) de se prépositionner pour certains exercices et faire des arrêts au besoin.

Base logisitique avancée de l'exercie EGIDE 2025
© GEND / SIRPA / BRC A. MARCE

Vingt OCTA ont travaillé à la planification et la conduite à l'AMGN, tandis que les vingt autres ont travaillé à la conduite sur la BLA. Cette BLA, qui n'avait jamais été "jouée" en exercice, est l'accomplissement de tout le circuit de formation en logistique opérationnelle des OCTA : planification/cartographie/conduite sur terrain.

Les OCTA étaient accompagnés de quatre élèves commissaires aux armées pour croiser les méthodes et s'enrichir mutuellement des process respectifs, dans le but de faciliter de potentiels engagements GN/armées dans le cadre de la Défense opérationnelle du territoire. Enfin, une délégation de l'université allemande de Manheim (un professeur et deux étudiants) étaient présents en tant qu’observateurs des méthodes et moyens employés, et curieux du système intégré avec une logistique armée par des experts militaires.

EGIDE 2025, un support d’innovations

Cet exercice grandeur nature offre une occasion idéale de tester de nouveaux matériels et techniques à travers différentes séquences et scénarios. Le Centre de recherche de la gendarmerie nationale (CRGN) a saisi cette opportunité pour expérimenter sur le terrain son système EsDROP : Essaim de drones pour la recherche opérationnelle de personnes. Développé par le Laboratoire d’innovation et de recherche appliquée (LIRA) du CRGN, cet outil permet de piloter un essaim de drones à l’aide d’un logiciel de cartographie. Celui-ci permet de programmer les vols afin de localiser une personne disparue. En plus d’une excellente optique, les drones sont équipés de caméras thermiques. Les données collectées sont traitées par une intelligence artificielle capable de détecter et d’alerter automatiquement l’opérateur. Le CRGN, en collaboration avec le Commandement Cyber du Ministère de l’Intérieur (COM-CYBER-MI), développe également un système de détection Bluetooth. Celui-ci fonctionne par triangulation à l’aide de trois drones. Par exemple, une personne égarée en forêt lors d’une randonnée peut être localisée grâce à sa montre connectée. L’essaim est encore en cours de développement, mais une fois les derniers tests validés, cette technologie permettra d’accélérer et de simplifier les dispositifs de recherche de personnes disparues partout en France.


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