Mayotte : les gendarmes sécurisent l’aéroport Marcel Henry
- Par le capitaine Tristan Maysounave
- Publié le 28 décembre 2024

En réponse aux dégâts conséquents causés par le cyclone Chido, un pont aérien a été établi entre La Réunion et l’aéroport Marcel Henry de Mayotte afin d’acheminer des hommes, des vivres et des matériels. La gendarmerie assure la sécurisation extérieure de ce hub stratégique.
À l’extrémité de la route nationale 4, qui longe la côte de Petite-Terre, se dresse un Véhicule blindé à roues de la gendarmerie (VBRG). Stationné là depuis le 21 décembre 2024, il barre l’un des accès techniques donnant directement sur la piste de l’aéroport Marcel Henry. Armé en permanence par trois gendarmes de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 11/1 de Satory, appartenant au Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM), l’engin est inséré dans le dispositif global de sécurisation de l’aéroport, devenu un site particulièrement stratégique en raison du pont aérien organisé entre La Réunion et Mayotte.
Des véhicules blindés pour défendre l’accès à l’aéroport...
À l’aéroport Marcel Henry, les vols commerciaux ont laissé place aux rotations d’avions militaires. En raison de la situation enclavée de l’aéroport, deux VBRG ont été positionnés de manière à pouvoir contrôler, voire interdire les deux seuls axes permettant d’y accéder.
« Nous sommes arrivés samedi de La Réunion, explique le lieutenant Aymeric, commandant le peloton alpha de l’EGM 11/1. Les engins blindés présentent un aspect dissuasif et constituent un appui feu précieux en cas d’adversité. L’aéroport est tenu par un escadron constitué. Les pelotons se relaient de manière à ce qu’il y ait toujours un peloton sur place et un peloton d’alerte immédiate au cantonnement, situé à 500 mètres. »
… complétés par un dispositif dynamique dans la profondeur
Les postes fixes, où sont positionnés les VBRG, sont complétés par un dispositif dynamique. Celui-ci est constitué d’une patrouille pédestre, chargée d’effectuer des rondes autour de l’enceinte de l’aéroport, qui a été partiellement détruite par le cyclone, et d’une patrouille en véhicule, capable d’effectuer des surveillances en profondeur dans les rues adjacentes.
La sécurisation opérée par la gendarmerie nationale est complétée par l’action de la Police aux frontières (PAF), présente à l’entrée de l’aéroport, et celle du 2e RPIMa (Régiment Parachutistes d'Infanterie de Marine), qui effectuent des patrouilles à l’intérieur.
« Nous effectuons des factions de 8 heures, détaille la gendarme Orianne. Nous intervertissons toutes les deux heures entre la patrouille pédestre et la patrouille en véhicule. Nous prenons contact avec la population et les différents services présents à l’aéroport. Les patrouilles en véhicule permettent également de dissuader les éventuels pillages qui pourraient avoir lieu dans les habitations se trouvant à proximité de l’aéroport. La population manifeste sa satisfaction de nous voir. »
Outre cette mission principale, les gendarmes de l’escadron sont également ponctuellement engagés sur d’autres opérations consistant à sécuriser des convois logistiques et la distribution de denrées alimentaires.
Déployés à Mayotte pour une durée prévisionnelle de 45 jours, les gendarmes de l’EGM 11/1 seront projetés en Nouvelle-Calédonie à l’issue.
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