Tour de France 2026 : le lieutenant Dimitri, un passionné de cyclisme à la tête de la caravane de la gendarmerie
- Par Gougis Sasha
- Publié le 05 juillet 2026
Le lieutenant Dimitri, chef de la caravane gendarmerie du Tour de France 2026
Originaire d’une terre de cyclisme, le lieutenant Dimitri, affecté à l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 26/6 de Gap (Hautes-Alpes), est le chef de la caravane de la Gendarmerie nationale pour le Tour de France masculin, du 7 juillet 2026, dès l’arrivée de la course en France, au 26 juillet 2026, date de son arrivée à Paris, puis pour le Tour de France féminin, du 4 au 9 août 2026.
Lorsque l’on demande au lieutenant Dimitri d’où lui vient l’envie de prendre part au Tour de France, il souligne d’emblée l’importance du cyclisme dans sa vie. « Depuis tout jeune, je pratique ce sport. Je suis né en Bretagne, une terre où les habitants sont des amoureux du vélo, et dans une famille également passionnée. Depuis tout petit, je me rends sur les routes du Tour de France, notamment dans les cols de montagne des Pyrénées ou des Alpes. »
Il n’a donc pas hésité à répondre à un appel à volontaires du Service d’information et de relations publiques des armées – gendarmerie (SIRPA-G) pour concilier son engagement militaire et sa passion pour le cyclisme, en devenant chef de la caravane de la Gendarmerie nationale, détaché, le temps d’un été, de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 26/6 de Gap (Hautes-Alpes), dont il commande le peloton montagne.
Après un diplôme d’ingénieur logistique, Dimitri, qui était déjà réserviste de l’arme, passe le concours d’officier de gendarmerie - universitaire et entre à l’Académie militaire de la Gendarmerie nationale (AMGN). Il en sort officier en 2025 pour rejoindre en première affectation l’EGM de Gap. « Et me voilà un an plus tard dans la caravane du Tour de France ! », sourit-il.
Alors que le départ pour la troisième compétition sportive la plus regardée au monde se rapproche, le lieutenant et les treize autres militaires sous son commandement au sein de la caravane terminent les préparatifs afin de garantir le bon déroulement de cette mission, en toute sécurité.
Le rôle de Dimitri consistera donc à coordonner la caravane de la gendarmerie au sein de celle du Tour. Les gendarmes ont notamment pour mission de prévenir les spectateurs au bord des routes de l'arrivée de ce cortège publicitaire. Mais la présence de la gendarmerie dépasse ces enjeux de sécurité. C’est une véritable action de communication auprès des citoyens venus voir cette course, avec la distribution des fameux goodies, comme des porte-clés, destinés à promouvoir l’image de la gendarmerie. De son côté, le caravanier désigné animateur a également pour rôle de galvaniser les spectateurs avant l’arrivée des coureurs. « C’est vraiment un échange que l’animateur va préparer, avec de petites anecdotes sur la région traversée et sur les traditions locales…, décrit l’officier. Mais il partage aussi continuellement des messages de sécurité routière, qui sont aussi affichés sur les rampes lumineuses des quatre véhicules de la gendarmerie. »
Tous ces rôles sont définis en amont et ne peuvent être changés au cours de l’épreuve. Une journée type s’articule en trois parties : la préparation, la course et l’après-course.
« La journée d’un gendarme sur la caravane du Tour de France commence par la préparation des véhicules, puis s’enchaîne par un peu de route entre le lieu d’hébergement et la ligne de départ, environ une heure et demie avant le départ fictif de l’étape, donné quelques kilomètres avant le départ réel, détaille Dimitri. Une réunion est organisée chaque matin avec Amaury sport organisation (ASO), dont je suis le point de contact pour la caravane de la gendarmerie, afin de clarifier certains points sur l’étape du jour et de rappeler la route à prendre et les éventuels détours qui concernent la caravane, car elle ne peut pas toujours prendre la même route que celle des coureurs. Je répercute ces consignes auprès de l’équipe.
Durant l’étape, la caravane reste loin devant les coureurs afin d’avoir le temps de parader sans avoir d’influence sur la course. À peu près à la moitié de l’étape, on opère un changement de conducteur afin de limiter la fatigue, mais également afin que tout le monde puisse participer à la mission de distribution des goodies. Mais il est formellement interdit, sauf cas d’urgence, de s’arrêter lors des vingt-cinq kilomètres avant l’arrivée de l’étape. Après l’étape, les militaires doivent nettoyer et remettre en condition les véhicules afin que tout soit prêt pour le lendemain. »
Pour le lieutenant, la visibilité apportée à la gendarmerie lors de cet événement permet de renforcer le lien qui existe avec la population. « C’est une réelle expérience humaine de partager trois semaines sur les étapes du Tour de France, avec de la motivation, de la bonne humeur, une réelle volonté aussi d’échanger et de communiquer avec la population. »
L’aventure des quatorze caravaniers commence le 7 juillet à Carcassonne.
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