Pour le lieutenant Sylvain, le 14 juillet représente « l’honneur de servir »

  • Par Anna Selleret Wilde
  • Publié le 10 juillet 2025
Beauné.JPG

À l’occasion du 14 juillet, le lieutenant Sylvain, affecté à l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 13/5 de Sathonay-Camp, défilera pour la première fois sur les Champs-Élysées. Un engagement militaire à la forte portée symbolique, vécu dans la continuité d’un parcours discret mais solide.

Invité à résumer en une phrase ce que représente le 14 juillet pour lui en tant que gendarme, le lieutenant Sylvain répond sans hésiter : « l’honneur de servir ». Cette année, il défilera pour la première fois sur les Champs-Élysées avec son unité, l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 13/5 de Sathonay-Camp.

Une reconnaissance du travail collectif

Une première qu’il s’apprête à vivre comme un moment fort symboliquement. « C’est clairement un sentiment personnel de fierté et de joie, mais c’est surtout la mise à l’honneur des unités, estime-t-il. Ce défilé s’inscrit pleinement dans notre identité et notre ADN militaire. » 

Être retenu pour représenter la Gendarmerie mobile (G.M.) constitue pour lui une continuité logique de son engagement, mais aussi et surtout une reconnaissance du travail collectif. Après plusieurs semaines de préparation, il espère que cette présence sur les Champs-Élysées permettra de refléter l’esprit de cohésion de son unité. « J’aimerais que les Français voient 69 camarades prêts à faire de leur mieux pour mener à bien leurs missions, quelles que soient les conditions. »

La gendarmerie mobile comme une évidence 

Il est entré tardivement en gendarmerie. Lors d’un été en tant que sapeur-pompier saisonnier dans le Var, chargé de la surveillance des plages, il échange régulièrement avec des gendarmes mobiles qui venaient au poste de secours pour se reposer et boire un peu d’eau. « Je ne connaissais pas du tout la G.M. et ce sont eux qui m’ont donné envie de passer le concours. » Sylvain intègre l’École de gendarmerie de Montluçon. « C’est une deuxième vie que j’ai commencée à ce moment-là. »

Après un premier passage en brigade, dans les Bouches-du-Rhône, il choisit rapidement de rejoindre la G.M., attiré par la dynamique collective et la proximité opérationnelle. « À mon sens et à mes yeux, c’est une subdivision d’arme avec un esprit militaire et qui fonctionne sur une base régimentaire, avec le commandement au plus proche des hommes. »

Son parcours le conduit d’abord à l’EGM 25/5 de Bourgoin-Jallieu, puis au Groupement de gendarmerie mobile (GGM) II/5 de Chambéry. Son commandant de groupement l’encourage alors à passer le concours d’officier. « J’ai eu la chance de rencontrer des chefs qui m’ont toujours tiré vers le haut  », précise-t-il.

S’il reconnaît une certaine fierté d’en être arrivé là, il refuse de parler d’aboutissement. « Je n’ai pas encore atteint mes objectifs et, quelque part, tant mieux, car je continue d’avancer (...) Le jour où j’aurai atteint mes objectifs je pense que ma vie professionnelle sera triste parce qu'il n’y aura plus de challenge. » L’objectif affiché est clair : commander un escadron. 

Une fierté partagée avec ses proches 

Le 14 juillet sera aussi pour le lieutenant Sylvain un moment familial. Une dizaine de ses proches seront présents à Paris pour assister au défilé. « Toute ma famille fera le déplacement. C’est une vraie fierté pour eux aussi. » Il insiste sur l'importance de son entourage, en particulier son épouse à qui il souhaite rendre hommage. « Elle me soutient totalement dans mes choix », insiste-t-il.

Un soutien familial essentiel pour maintenir un équilibre dans un quotidien souvent contraint par les impératifs professionnels, marqué par les absences et les déplacements fréquents. Une réalité que ses enfants ont également dû apprendre à appréhender dès leur plus jeune âge. « Lorsqu’ils étaient petits, ils ont dû s'adapter au rythme des départs fréquents, des missions longues et des anniversaires parfois manqués. Aujourd’hui ils ont 17 et 21 ans et ils ont compris ce que cela implique. »  À sa grande fierté, ses deux enfants ont également décidé d’emprunter la voie militaire : « Mon fils est entré en gendarmerie et ma fille étudie au lycée militaire de Saint-Cyr l’école. Je pense que tout le monde a un petit peu le virus maintenant ! »


Contacter la gendarmerie

Numéros d'urgence

  • Police - Gendarmerie : 17
  • Pompier : 18
  • Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) : 15
  • Urgence Europe : 112

Sécurité et écoute

  • Enfance en danger : 119
  • Violences conjugales : 39 19
  • Maltraitance personnes âgées ou en situation de handicap : 39 77

Ces contenus peuvent vous intéresser