14 juillet : le chef d’escadron Guillaume défilera à bord d’un Centaure

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 09 juillet 2026
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À l’occasion du 14 juillet 2026, le chef d’escadron Guillaume, responsable des formations blindées au sein du Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) de Satory, à Versailles, paradera fièrement sur les Champs-Élysées à bord d’un Centaure. Baigné dans l’univers des blindés depuis quarante ans, « c’est une véritable chance de pouvoir défiler en mettant à l’honneur une spécialité qui me tient particulièrement à cœur », confie-t-il.

Si la gendarmerie n’était pas une évidence à l’origine pour le chef d’escadron Guillaume, à la lumière de ses quarante ans de carrière, elle l’est devenue. Aujourd’hui, il ne reviendrait sur ses choix pour rien au monde. « J’ai pu bénéficier, sans baccalauréat, de l’ascenseur social qu’offre notre institution », se remémore-t-il. À seize ans, il passe la porte de la brigade territoriale de Montlhéry (91), où on lui explique ce qu’est la gendarmerie et comment devenir gendarme auxiliaire (aujourd’hui gendarme adjoint volontaire). Après un passage à l’école de gendarmerie du Mans, il est affecté au peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Mantes-la-Jolie (78).

Quelques mois plus tard, il intègre l’école de gendarmerie de Montluçon, dont sa sortie marquera le début de sa carrière en gendarmerie mobile au sein du Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) de Satory.

« La spécialité blindée s’est imposée à moi au début, mais c’est rapidement devenu une passion par la suite »

Affecté au sein de l’escadron de gendarmerie mobile 11/1 du GBGM, le chef d’escadron Guillaume, alors jeune gendarme, a très rapidement passé la qualification poids lourd. Moins d’un an après, il se forme pour travailler avec les véhicules blindés à canon de 90 (VBC90). « À l’époque, je n’ai pas vraiment eu le choix. C’était normal quand on était jeune recrue au sein du GBGM de devoir se former sur les engins blindés. La spécialité blindée s’est imposée à moi au début, mais c’est rapidement devenu une passion par la suite », reconnaît le chef d’escadron Guillaume.

Au cours de sa carrière, il a aussi été affecté quelques années dans les escadrons de Drancy et de Maisons-Alfort. Il s’est également qualifié en intervention professionnelle et en franchissement opérationnel, avant de réussir le concours officier issu du rang (OGR). « C’étaient de superbes années. J’ai vécu beaucoup de choses très enrichissantes. Je continuais malgré tout à me tenir au courant des évolutions qui concernaient les véhicules blindés, se remémore-t-il. En 2021, alors que je commandais l’escadron 29/1 de Drancy, j’ai demandé au gestionnaire de revenir à Satory pour la mise en route des nouveaux véhicules blindés, les Véhicules d'intervention polyvalents de gendarmerie (VIPG) Centaure. » Aujourd’hui, l’officier est en charge du bureau instruction du GBGM, et s’occupe en particulier des formations relatives aux véhicules blindés.

Le Centaure, un outil technologique au service de la mission

Le Centaure est un engin polyvalent. Au regard des différentes capacités dont il est doté, son spectre missionnel est beaucoup plus large que celui de son prédécesseur, le Véhicule blindé à roues de la gendarmerie (VBRG). « C’est un bijou de technologie, qui permet beaucoup de choses, mais qui impose une formation plus technique et rigoureuse des équipages à la manœuvre, explique le chef d’escadron Guillaume. C’est un changement d’univers entre le VBRG et le Centaure. »

Focus sur la spécialité blindée

Comment est composé un équipage de Centaure ?

Un équipage VIPG est composé de trois militaires : un pilote, un opérateur radio-tireur et un chef d’engin. On parle de peloton blindé à partir de deux véhicules, dirigés par un commandant de peloton blindé.

Que faut-il faire pour intégrer la spécialité blindée ?

Pour devenir équipier d’un blindé, il faut suivre une formation spécifique selon le rôle ciblé dans l’équipage. Le pilote et l’opérateur radio-tireur suivent des formations distinctes, toutes deux de trois semaines techniques, où ils apprennent à connaître les différentes fonctionnalités du véhicule et à le manoeuvrer. S’ensuit une semaine de formation tactique, avec des mises en situation. Le chef d’engin et le commandant de peloton blindé suivent quant à eux une formation d’une semaine technique et d’une semaine tactique. Les rôles ne sont pas interchangeables et l’ensemble de l’instruction relative aux blindés se déroule au sein du GBGM. L’année prochaine, le bureau instruction du GBGM fêtera son 1 000e militaire formé pour travailler sur le Véhicule d’intervention polyvalent de la gendarmerie (VIPG) - Centaure.

Combien y a-t’il de Centaure en France ?

En tout, la gendarmerie possède 90 véhicules Centaure. Trente sont positionnés au GBGM, trente en outre-mer et trente en régions, répartis sur différents plots zonaux. L’objectif est d’avoir un maillage territorial permettant une projection rapide et efficace de la capacité blindée en fonction des besoins. 
Bien que vieillissants, la gendarmerie possède également d’autres types de véhicules blindés toujours utilisés, notamment en outre-mer. On retrouve des VBRG, des véhicules de l’avant blindés (VAB) et des véhicules civils blindés (VCB).

« J’ai eu la chance de voir le déploiement du Centaure, de l’idée à la mise en œuvre. C’est une vraie plus-value pour les militaires sur le terrain. Il est maniable, rapide : il offre une capacité de réaction supérieure à celle du VBRG. Et surtout, et c’est le plus important à mon sens, insiste le chef d’escadron Guillaume, son blindage est à la hauteur de l’adversité qui a évolué, elle aussi, avec les années. Le Centaure protège davantage les gendarmes sur le terrain. »

La fierté de défiler à bord d’un Centaure à l’occasion du 14 juillet

Ce n’est pas la première fois que le chef d’escadron Guillaume foulera les pavés des Champs-Élysées à l’occasion du 14 juillet. En 2010, il a déjà eu la chance de défiler à pied au retour de son Opération extérieure (OPEX) en Afghanistan. L’année dernière, des blindés ont également participé aux festivités du 14 juillet. Le chef d’escadron Guillaume était à la manœuvre, dans l’ombre, car il était en charge de l’organisation de la parade blindée. « Cette fois-ci, c’est à bord d’un Centaure que j’aurai l’honneur de défiler. C’est une grande fierté. Après quarante ans de service, les blindés m’ont accompagné une grande partie de ma vie. À quelques mois de la retraite, ça représente beaucoup pour moi », souligne-t-il avec émotion.


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