14 juillet : Dylan, jeune gendarme, s’apprête à vivre son premier défilé

  • Par Anna Selleret Wilde
  • Publié le 11 juillet 2025
Dylan, jeune gendarme, s’apprête à vivre son premier défilé
© GEND/SIRPA/BRC A. MARCE

Alors qu’il s’apprête à prendre sa première affectation comme sous-officier, après sa formation à l’École de gendarmerie de Chaumont, le maréchal des logis Dylan défilera sur les Champs-Élysées à l’occasion du 14 juillet. Un moment symbolique fort.

Dylan puise sa motivation quotidienne dans sa volonté d’aider et de protéger la population. Pour lui, la qualité essentielle dans ce métier, c’est « l’esprit de corps, l’esprit d’équipe ». Pour un jeune désireux de servir la nation, il n’hésite pas à l’affirmer : « La gendarmerie, c’est le meilleur choix ». 

« Une démonstration militaire qui fait rayonner la France dans le monde »

Dans trois jours, Dylan défilera pour la première fois sur les Champs-Élysées. « Un honneur ! Cette cérémonie est une démonstration militaire qui fait rayonner la France dans le monde. » Malgré la chaleur qui pèse durant les entraînements, en ce début de mois de juillet, il reste motivé : « On se répète que, le 14 juillet, on sera parfait ! » Les proches de Dylan ne pourront pas être présents à Paris ce jour-là, mais ils ont promis de suivre le défilé. « Ils étaient très fiers de moi. »

Peu de temps après l’obtention de son baccalauréat, Dylan a intégré l’École de gendarmerie de Chaumont comme Gendarme adjoint volontaire (GAV). Après trois mois passés au sein de la cinquième compagnie d'instruction, il rejoint le Peloton motorisé (P.Mo.) de Bessines-sur-Gartempe, où il reste environ deux ans. Une première expérience renforcée par un détachement de trois mois à Saint-Astier. Puis, il demande une mutation pour découvrir le métier en brigade, avant de passer le concours de sous-officier. Il est affecté le 1er août 2023 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, à la Brigade territoriale autonome (BTA) de Chasse-sur-Rhône. Quelques semaines avant un événement qui va profondément marquer son début de carrière…

Un geste maîtrisé lors d’une intervention difficile

Le 31 octobre 2023, nuit d’Halloween, il intervient avec deux camarades face à un homme, armé d’un hachoir, qui menaçait des civils et des employés d’une société de transport. Malgré les injonctions, l’individu refuse de se calmer et d’obtempérer. « Nous avons fait usage deux fois de notre Pistolet à impulsion électrique (PIE), mais cela n'a pas suffi à le maîtriser. J'ai donc fait usage de mon arme, blessant l’individu à la cuisse. Nous avons pu ensuite l’interpeller avec nos camarades du Peloton de surveillance et d’intervention gendarmerie (PSIG). »

Cet acte, effectué dans le respect des procédures, lui vaudra d’être décoré par le préfet de l’Isère de la Médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement, puis, lors de la cérémonie de la Sainte-Geneviève, de la Médaille de la Gendarmerie, avec citation à l’ordre du régiment.
Un épisode fort qui a aussi impressionné ses proches. « Ils étaient fiers de moi d'avoir su garder mon sang-froid et d'avoir agi ainsi dans le cadre de la loi. » Qu’est-ce que cette expérience lui a réellement révélé ? « On a vu de quoi mes camarades et moi étions capables. Nous avons pris en charge et analysé l'environnement autour de l’individu, afin de pouvoir intervenir correctement et manœuvrer sans mettre en péril la vie des civils ». 

À la suite de cet événement, Dylan a été promu au grade de maréchal des logis, le plus haut grade accessible aux gendarmes adjoints volontaires. 

Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont aussi été un moment important dans la courte carrière de Dylan. C’était pour lui l’occasion de découvrir la capitale, mais aussi de faire de belles rencontres. « J’ai échangé avec des gendarmes et des policiers venus de plusieurs pays européens, même d’autres continents », explique-t-il. Ce qui l’a marqué également, c’est le lien avec les habitants : « Beaucoup de personnes nous remerciaient dans les rues, ils étaient contents de nous voir. La population se sentait protégée et rassurée grâce à notre présence. »

Une formation exigeante

Le 16 décembre 2024, il retourne à Chaumont, pour y poursuivre sa formation de sous-officier jusqu’en juillet 2025. Celle-ci mêle théorie et pratique : « On étudie la police judiciaire, la topographie, l’entraînement sur le terrain avec bivouacs, marches tactiques, marches nocturnes et bien sûr le sport. »  Parmi les moments forts, la « marche du calot » de 26 kilomètres, suivie d’une semaine au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG) à Saint-Astier, où ils travaillent le maintien de l’ordre et affrontent des parcours pour dépasser leurs limites. Après un examen, ils réalisent aussi la « marche du képi » de 32 kilomètres.

Mais au fait, d'où lui vient cette envie de rejoindre la gendarmerie ? : « De loin ! J’ai de la famille militaire, et j’ai toujours voulu être militaire. » Mais il hésitait encore sur l’arme. Après avoir discuté avec plusieurs militaires, c’est le contact avec la population qui l’a attiré, et donc la gendarmerie départementale. Il restera en Région Auvergne-Rhône-Alpes, même s’il ignore encore son affectation précise.

Lorsqu'on lui demande de résumer son engagement en gendarmerie en un mot, il répond, sans la moindre hésitation : « Fierté ».
 


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