Mayotte : témoignage du lieutenant-colonel Warren Goupil, chef du Groupe d’appui opérationnel
- Par Antoine Faure et le capitaine Tristan Maysounave
- Publié le 19 décembre 2024

Mercredi 18 décembre 2024, peu après 6 heures du matin, un détachement de 51 gendarmes est arrivé à Mayotte, après un transit par La Réunion. Le lieutenant-colonel Warren Goupil, est le chef de ce détachement.
Mercredi 18 décembre 2024, 51 gendarmes projetés depuis l’Hexagone sont arrivés à Mayotte, après avoir transité par La Réunion, où a été mis en place un véritable hub permettant d’acheminer fret et renforts vers Mayotte, via un pont aérien combinant moyens civils et militaires. Ils sont issus du Centre national des opérations (CNO), de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), du Service central des réseaux et technologies avancées (SCRTA), du Service de soutien à la projection opérationnelle (SSPO), du Commandement de la gendarmerie des Outre-mer (CGOM), du Service d’information et de relations publiques des armées – gendarmerie (SIRPA-G) et d’un groupe de marche de la Région de gendarmerie d’Île-de-France. Le lieutenant-colonel (LCL) Warren Goupil, chef du bureau J3 du CNO, est le chef de ce détachement et du GAO (Groupe d’appui opérationnel) du CNO.
Après une première partie de carrière militaire dans l’armée de Terre, le LCL Goupil a rejoint la gendarmerie et a notamment commandé, de 2016 à 2020, l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 24/4 d’Aunay-sur-Odon, avec lequel il avait été projeté à Saint-Martin après le passage de l’ouragan Irma, le 6 septembre 2017. Une expérience qui pourra lui être utile lors de cette mission à Mayotte. Il a ensuite commandé la compagnie de gendarmerie départementale de Cherbourg-en-Cotentin, dans la Manche, entre 2020 et 2023, avant de rejoindre le CNO, le 1er juillet 2024, après l’école de guerre.
« Nous avons su qu’on partait dès le samedi 14 décembre, pour appuyer le Commandement de la gendarmerie (COMGEND) de Mayotte dans sa manœuvre face à la crise, témoigne-t-il. L’armement du GAO s’est fait sans difficultés, le volume de volontaires ayant répondu à l’appel étant suffisant. Le format se décide en tenant compte des retex (retours d’expérience) des crises précédentes, qui permettent d’affiner le dimensionnement en fonction des besoins sur le terrain. Chacun des militaires engagés dans sa spécialité, qu’il s’agisse de la conduite et de la planification des opérations, de la remontée d’informations, de la préparation logistique, de la remise en état des systèmes d’information et de communication, et des systèmes de cartographie, suit la crise depuis le début et a déjà anticipé sa manœuvre pour être efficace le plus rapidement possible au service du COMGEND de Mayotte, dès les premières heures. Notre statut militaire, avec cette capacité d’être projeté en un délai très court, en tout temps et en tout lieu, et dans des conditions dégradées, est un réel atout. C’est dans ces moments que ce statut et la formation initiale que nous avons reçue prennent tout leur sens. »
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