Travail dissimulé, blanchiment de capitaux et escroquerie aux prestations sociales : 12 mis en cause et plus de 4 millions d’euros de saisies
- Par la rédaction Gendinfo
- Publié le 24 juin 2026
Le 16 juin 2026, plus de 120 gendarmes et policiers ont été engagés dans une vaste opération d’interpellations et de perquisitions conduite dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur des faits de travail dissimulé, blanchiment de capitaux et escroquerie aux prestations sociales, en lien avec deux établissements de restauration situés sur le port de Cassis. Conduite par le parquet de Marseille, l’enquête était confiée à la brigade de recherches d’Aubagne, avec l’appui du Groupe interministériel de recherches (GIR) de Marseille.
Sur la base de multiples investigations financières, patrimoniales et sociales, les enquêteurs de la Brigade de recherches (B.R.) d’Aubagne ont mis en évidence un système structuré susceptible de s’articuler autour d’un schéma de dissimulation significative des recettes en espèces et du recours à une main‑d’œuvre non déclarée. À ce stade de l’enquête, les analyses laissent présumer une dissimulation de recettes pouvant être estimée, dans une hypothèse basse, à 700 000 euros par an et par établissement.
Dans le cadre de l’opération judiciaire menée le 16 juin 2026 à Cassis et dans plusieurs communes des Bouches‑du‑Rhône et de départements limitrophes, douze personnes ont été interpellées et plus de vingt sites ont été perquisitionnés, dont deux restaurants situés à Cassis. De nombreux témoins ont également été entendus. Les perquisitions ont conduit à la saisie de plus de 53 000 euros en numéraire et de plusieurs biens immobiliers, dont une villa à La Ciotat, pour un montant total de 4 200 000 euros.
Le 18 juin 2026, cinq des personnes mises en cause ont été déférées dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire des chefs de blanchiment, exécution d’un travail dissimulé en bande organisée, emploi d’étrangers sans titre, abus de biens sociaux, traite des êtres humains à l’égard de plusieurs personnes, extorsion, escroqueries au préjudice d’une personne publique, soustraction de documents ou d’objets concernant un crime ou délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité, mise à disposition de moyens ayant pour but de faciliter une fraude fiscale en utilisant un service de communication au public en ligne.
Mises en examen, ces personnes ont été placées sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact, interdiction de paraître, interdiction de gérer et obligation de payement de cautionnements entre 10 000 euros et 20 000 euros.
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