Nouvelle-Aquitaine : démantèlement par la gendarmerie d’un laboratoire clandestin de drogues de synthèse
- Par la rédaction Gendinfo
- Publié le 19 juin 2026
Jeudi 11 juin 2026, une opération de police judiciaire ayant mobilisé près d’une centaine de militaires de la gendarmerie a permis la découverte, au sein d’une habitation située sur la commune de Fréjairolles (81), d’un laboratoire de production de diverses drogues de synthèse et notamment de méthamphétamine. Les cinq individus interpellés ont été mis en examen. De nombreuses saisies ont été réalisées dans le cadre des perquisitions.
Une centaine de militaires de la Gendarmerie nationale, dont l’antenne GIGN de Bordeaux, la cellule NRBC du GIGN et des services spécialisés de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) étaient engagés ce jeudi 11 juin 2026, sur commission rogatoire d’un magistrat instructeur de la Juridiction interrégionales spécialisée (JIRS) de Bordeaux, sur une opération judiciaire réalisée au sein d’une habitation située sur la commune de Fréjairolles (81). Un laboratoire de production de diverses drogues de synthèse, notamment de méthamphétamine, a été découvert au sein du domicile. Cinq individus ont été interpellés et ont également été saisis 28 kilogrammes de poudre d’amphétamine, contenus dans des sacs d’un kilogramme chacun, eux-mêmes dissimulés dans une table recouverte de couches d’époxy, 38 396 euros en espèces, des clés de cryptomonnaie pour une somme inconnue à ce stade, un véhicule haut de gamme et plusieurs téléphones cryptés.
Au domicile de l’un des cinq individus interpellés, dans la commune de Monestiés (81), les enquêteurs ont également fait la découverte de cinq pièces aménagées, dont trois cachées accessibles depuis une porte dérobée fermée par électro-aimant, dédiées à la culture de plusieurs centaines de pieds d’herbe de cannabis. Cette seconde perquisition a permis la saisie de 22 kilogrammes d’herbe, 342 grammes de résine de cannabis et 81 grammes de cocaïne.
Par ailleurs, les premières exploitations des téléphones des mis en cause ont mis en évidence l’importance et la valeur des matériels acquis par les auteurs présumés pour constituer le laboratoire clandestin, ainsi que les rémunérations consenties à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros en espèces, pour chaque participant en fonction de son rôle.
À l’issue des 96 heures de garde à vue, les cinq individus, des hommes âgés de 30 à 52 ans, dont un seul comptait une condamnation en lien avec du trafic de stupéfiants, ont été présentés lundi 15 juin 2026 au tribunal judiciaire de Bordeaux aux fins de mise en examen par un juge d’instruction de la JIRS.
Ils ont été mis en examen des chefs suivants, comme auteur ou complice : production ou fabrication de produits stupéfiants en bande organisée ; acquisition, transport, détention, offre ou cession de stupéfiants ; blanchiment de trafic de stupéfiants ; participation à une association de malfaiteurs de crimes et délits, faits pour lesquels ils encourent 30 ans de réclusion criminelle. Quatre d’entre eux ont été placés en détention provisoire, le cinquième placé sous contrôle judiciaire.
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