Les gendarmes de la Section de recherches de Bourges démantèlent un réseau familial de trafic de cannabis
- Par la rédaction du site Gendinfo
- Publié le 20 mars 2026
Le 16 mars 2026, une opération judiciaire conduite par les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Bourges, dans le Cher (18), appuyés par ceux du Groupement de gendarmerie départementale de l’Indre (36), a permis l’interpellation de quatre personnes d’une même famille, suspectées d’organiser la distribution de produits stupéfiants - principalement de la résine de cannabis - depuis l’Indre et le Cher, via l’expédition de fret postal et la livraison de colis dans des armoires de type « locker ».
Juin 2025. La Section de recherches (S.R.) de Bourges, dans le Cher (18) est destinataire d’un renseignement faisant état de l’existence d’un trafic de stupéfiants orchestré depuis la région du Centre-Val-de-Loire. Selon ces informations, l’approvisionnement et la distribution de produits stupéfiants, en particulier de la résine de cannabis de haute qualité, seraient organisés par une femme. L’ouverture d’une enquête préliminaire est alors ordonnée par le procureur de la République près le tribunal judiciaire de Châteauroux (36).
Des produits stupéfiants acheminés par voie postale à travers l’Europe
Grâce aux investigations conduites par les gendarmes de la S.R. de Bourges, il est établi que la mise en cause procédait à l’achat de produits stupéfiants en Espagne à l’occasion de voyages à Barcelone. De retour en France, cette dernière recevait la marchandise par fret postal, avant de reconditionner la drogue, puis de la commercialiser via différents comptes sur les réseaux sociaux, dont un portant le nom « family farmz paris ».
Une fois les commandes réceptionnées, la femme réexpédiait le cannabis par voie postale vers la France ou l’étranger, notamment la Norvège et l’Italie. La marchandise était alors récupérée par les acheteurs dans des armoires de type « locker ».
Au moins 149 kilogrammes de résine de cannabis importés
L’enquête a permis d’établir l’importation d’au moins 149 kilogrammes de résine de cannabis. Les investigations bancaires ont quant à elles démontré le train de vie important de la mise en cause (voyage luxueux, achats de vêtements de marque, accessoires de mode ou encore de bijoux…), ne coïncidant pas avec ses revenus déclarés. Le rôle de son frère, ainsi que de ses parents, a également été matérialisé lors de l’enquête, concernant notamment le transport et le stockage des produits stupéfiants.
L’interpellation des quatre membres de la famille et leur placement en garde à vue a été ordonné ce lundi 16 mars 2026 par le Parquet Châteauroux (36). Lors des perquisitions, les militaires ont mis la main sur près 10 kilogrammes de résine et de fleurs de cannabis, du numéraire, du matériel de production de produits en intérieur et de conditionnement de produits stupéfiants.
Le 19 mars 2026, à l’issue de sa garde à vue, la principale mise en cause a été déférée et jugée devant le tribunal correctionnel de Châteauroux dans le cadre d’une comparution immédiate.
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