La Section de recherches de Marseille démantèle un réseau de trafic de stupéfiants en ligne

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 07 mai 2026
© Gendarmerie nationale

Une opération judiciaire menée le lundi 4 mai 2026 par les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Marseille (13) a permis l’interpellation de sept individus suspectés d’organiser la commercialisation, une partie de la production (via un laboratoire) et la distribution de produits stupéfiants. Le réseau, organisé sur la région de Dijon, ciblait une clientèle jeune et assurait l’approvisionnement et la livraison des produits par fret postal dans des consignes automatiques.

En juillet 2024, une boutique en ligne de produits stupéfiants baptisée « Doraemon » est identifiée sur le darknet par les cyber enquêteurs de l’antenne de l’Unité nationale cyber (UNCyber) de Marseille. Son interface soignée et ses méthodes de présentation visent à attirer et fidéliser une clientèle jeune.

Saisi du dossier, le procureur de la République de Marseille ouvre une enquête préliminaire et confie les investigations aux gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Marseille (13) ; le dossier sera ensuite repris par le parquet de Dijon compte tenu de la localisation des auteurs sur ce ressort.

Les investigations minutieuses menées par les gendarmes permettent d’identifier que la vente des produits s’effectue notamment via un groupe Telegram. Afin de rassurer et de fidéliser les clients le groupe publie également des « analyses qualité » des produits réalisés en « laboratoire ».

Un laboratoire de fabrication d’ecstasy équipé de matériel industriel

Plus d’une dizaine de produits stupéfiants sont proposés à la vente en petite quantité et jusqu’à 2 kilogrammes : cocaïne, étamine, LSD, ecstasys, 4MMC, 3MMC, 2CB, MDMA, herbes, sirop de THC… Les produits sont distribués depuis la France vers le territoire métropolitain et l’outre-mer ainsi que vers divers pays dont l’Australie et Dubaï. Les enquêteurs estiment à au moins 2 000 le nombre de commandes passées en sept mois, pour un chiffre d’affaires minimum supérieur à 1,5 million d’euros.

Le groupe dispose aussi d’un laboratoire de fabrication d’ecstasy équipé de matériel industriel, dont une machine de compactage capable de produire plus de 13 000 comprimés par heure. Ce dispositif permet également de transformer et de mélanger différentes drogues de synthèse.

Le réseau repose sur une organisation hiérarchisée constitués d’individus de nationalité française, comprenant notamment : un dirigeant œuvrant depuis l'étranger, un coordinateur local installé dans la région dijonnaise, un responsable de production, un préparateur de commandes, des assistants de production et de vente en direct, une responsable logistique et financière, en charge notamment des approvisionnements depuis l’Espagne.

Plus de 203 kg de produits stupéfiants 

Dans le cadre d’une opération judiciaire menée sous l’autorité d’un juge d’instruction de Dijon, une opération d’interpellation est menée le lundi 4 mai 2026. Elle a mobilisé le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), les gendarmes des Groupements de gendarmerie départementale (GGD) de la Côte-d’Or (21) et de l’Yonne (89) et des gendarmes de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), soit près de 100 militaires.

© Gendarmerie nationale

Au total, sept individus sont interpellés. Les perquisitions amènent à la saisies de 78 000 € en numéraire et 20 000 € en cryptomonnaies, une arme de poing et des munitions, des objets de luxe, une machine industrielle de compactage, plus de 203 kg de produits stupéfiants (dont 41 kg de résine, 13 kg de de cocaïne et 147 kg de drogues de synthèse) pour une valeur marchande de près de 2 200 000 €.

Les 6 et 7 mai 2026, à l’issue de leur garde à vue, les mis en cause ont été présentés au juge d’instruction en vue de leur mise en examen. L’enquête se poursuit notamment dans sa dimension internationale.


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