Démantèlement d’un réseau de revente de stupéfiants par la Brigade de recherches de Roanne

  • Par la rédaction Gendinfo
  • Publié le 09 mars 2026
© D.R.

À l’issue de plusieurs mois d’enquête, les gendarmes de la Brigade de recherches (B.R.) de Roanne ont procédé au démantèlement d’un réseau de revente de stupéfiants avec l’interpellation de quatorze individus sur le ressort du tribunal judiciaire de Roanne, au centre pénitentiaire de Saint-Étienne-la-Talaudière et dans le Puy-de-Dôme.

Les 3 et 4 mars 2026, une opération judiciaire a été déclenchée sous le contrôle du parquet de Roanne, mobilisant une centaine d’effectifs du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de la Loire, soutenus par des effectifs du GGD du Puy-de-Dôme et de l’escadron de gendarmerie mobile 19/5 de Roanne. Cette opération intervient dans le cadre du démantèlement d’un réseau de revente de stupéfiants faisant l’objet d’une enquête ouverte depuis le 15 octobre 2025 et confiée à la Brigade de recherches (B.R.) de la compagnie de gendarmerie de Roanne.

Quatorze personnes ont été interpellées sur le ressort du tribunal judiciaire de Roanne, au centre pénitentiaire de Saint-Étienne-la-Talaudière et dans le Puy-de-Dôme. Les perquisitions ont donné lieu à la saisie de 3,38 kg de cannabis, de 952 g de cocaïne, de 11 360 € en espèces, ainsi que de supports numériques et d’indices révélateurs de l’organisation du trafic.
En associant les saisies effectuées dans le cadre de procédures distinctes intervenues au cours de la période de surveillance et liées aux mêmes individus, le démantèlement de ce réseau a donné lieu, au total, à la saisie de près d’un kilogramme de cocaïne, plus de 4 kg de résine de cannabis, près de 500 cachets d’ecstasy et 23 615 € en espèces.

Au cours des auditions, plusieurs suspects ont conservé le silence ou nié toute implication, tandis que d’autres ont confirmé, par leurs déclarations, les modes opératoires constatés au cours de l’enquête, notamment l’approvisionnement en produits stupéfiants auprès de plusieurs sources, le recours à l’application Snapchat pour organiser les transactions, le conditionnement, les livraisons  et la prise de commandes, la livraison des produits aux clients depuis des locations touristiques changeant régulièrement, ou encore des démarches de fidélisation des clients. Les surveillances techniques effectuées jusqu’à la date des interpellations ont permis de confirmer que ces activités étaient dirigées depuis le centre pénitentiaire de Saint-Étienne-la-Talaudière.

Le 6 mars 2026, les mesures de garde à vue ont été levées et les quatorze personnes ont fait l’objet de poursuites des chefs de trafic de stupéfiants, usage de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs, blanchiment et refus de livrer les codes de déverrouillage de leurs appareils chiffrés.


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