Côtes-d’Armor : interpellation de sept personnes impliquées dans un trafic de stupéfiants
- Par la rédaction du site Gendinfo
- Publié le 23 janvier 2026
Le 13 janvier 2026, une vaste opération judiciaire, mobilisant 95 militaires du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) des Côtes-d’Armor, renforcés par le Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) de Flamanville, a permis d’interpeller et de placer en garde à vue sept personnes impliquées dans un trafic de produits stupéfiants à Dinan.
À la fin de l’année 2025, une enquête préliminaire était ouverte face à l’arrivée massive de jeunes originaires du bassin rennais et la recrudescence des actes de violence à Dinan, permettant de soupçonner l’existence d’un trafic de stupéfiants. Les investigations menées par les enquêteurs de la Brigade de recherches (B.R.) de Dinan mettaient effectivement à jour un réseau structuré et hiérarchisé de trafic de produits stupéfiants dans le quartier de la Bretonnière.
Les surveillances physiques et techniques conduisaient à l’identification de la tête de réseau, un homme âgé de 29 ans, aux commandes d’une équipe de mineurs et jeunes majeurs, et en charge de l’approvisionnement du point de deal avec l’assistance de sa compagne. Au total, sept personnes étaient identifiées par les enquêteurs. Plusieurs appartements du quartier de la Bretonnière avaient été utilisés comme point de repos et lieu de stockage, en exerçant des menaces sur des personnes vulnérables qui les occupaient.
42 grammes d’héroïne, 24 grammes de cocaïne, 264 grammes de résine de cannabis
Le 13 janvier 2026, une vaste opération judiciaire est déclenchée. Les gendarmes de la B.R. de Dinan ont été appuyés par le Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) de Flamanville et les Pelotons de surveillance et d’intervention gendarmerie (PSIG) des quatre compagnies du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) des Côtes-d’Armor (Dinan, Saint-Brieuc, Guingamp et Lannion), ainsi que celui de Rennes, une interpellation ayant également eu lieu dans cette ville. Au total, l’opération a mobilisé 95 militaires. Dans ce cadre, les gendarmes ont également auditionné une quinzaine de clients qui ont confirmé avoir réalisé des achats auprès des membres du réseau et reconnu l’infraction d’usage de stupéfiants.
Au cours des perquisitions réalisées dans les logements utilisés par les mis en cause ou à leur domicile, ont notamment été saisis 42 grammes d’héroïne, 24 grammes de cocaïne, 264 grammes de résine de cannabis, 970 euros en espèces, une carabine, un pistolet de défense, des munitions, cinq téléphones portables et un véhicule.
Lors des auditions, la tête de réseau a fait usage de son droit au silence, tandis que sa compagne a reconnu son implication dans le trafic de stupéfiants. S’agissant des cinq jeunes identifiés, seul un a nié les faits qui lui étaient reprochés.
À l’issue des gardes à vue, l’un des mis en cause, mineur âgé de 15 ans, a été présenté devant le parquet de Rennes, compétent en raison de l’âge de l’intéressé. Il a été incarcéré en maison d’arrêt pour mineurs dans le cadre d’une autre procédure. Les six autres ont été déférés devant le parquet de Saint-Malo.
L’un d’entre eux, déjà incarcéré pour d’autres faits, a été poursuivi dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité sur défèrement des chefs d’usage illicite de stupéfiants et d’acquisition, détention, transport, emploi, offre ou cessions non autorisées de stupéfiants. Il a été condamné à une peine de huit mois d’emprisonnement, avec sursis probatoire pendant deux ans, assortie d’une obligation de soins, d’une obligation de travail ou formation, d’une interdiction d’entrer en relation avec les coauteurs et d’une interdiction de paraître à Dinan pendant trois ans.
Les quatre autres mis en cause, dont la tête de réseau, ont été poursuivis des mêmes chefs en comparution immédiate. Un des prévenus a sollicité un délai pour préparer sa défense et a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès fixé le 9 mars prochain. Les trois autres prévenus ont été condamnés à des peines allant de 12 à 20 mois d’emprisonnement, assorties de l’interdiction de paraître à Dinan pendant trois ans.
Contacter la gendarmerie
Numéros d'urgence
Ces contenus peuvent vous intéresser
Sommet du G7 : retour sur l’engagement massif de la Gendarmerie nationale
Le sommet du G7 qui s’est déroulé à Évian-les-Bains,...
Article
Sommet du G7 : le ciel sous haute surveillance
La manœuvre de sécurisation du sommet du G7 se déclinait à...
Article
Sommet du G7 : escortes et viabilité des axes, éléments-clés de la séquence diplomatique
Qui dit sommet international, dit escortes de délégations et donc...
Article
Sommet du G7 : le lac, enjeu majeur
La manœuvre de sécurisation du sommet du G7 se conduit à terre,...
Article



