Côte-d’Or : sept personnes interpellées par la Section de recherches de Dijon pour enlèvement, séquestration et extorsion en bande organisée

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 24 mars 2026
© MDC Brice Lapointe - SIRPA-G

Mardi 10 mars 2026, en Côte-d’Or, une opération judiciaire engageant 80 gendarmes a conduit à l’interpellation et au placement en garde à vue de sept personnes impliquées dans une affaire de règlement de comptes sur fond de trafic de produits stupéfiants.

Le 16 juillet 2025, la gendarmerie était informée de la présence d’un blessé sur la voie publique à Montbard, en Côte-d’Or. Celui-ci aurait fait l’objet d’un enlèvement avec séquestration par plusieurs individus cagoulés et armés de barres de fer qui l’auraient roué de coups. Selon les témoins, un coup de feu aurait été tiré, ce qu’a confirmé la découverte au sol d’un étui de 9 mm. Le véhicule de la victime, avec lequel ses agresseurs avaient pris la fuite, était découvert incendié l’après-midi à Talant.

Menée par la Section de recherches (S.R.) de Dijon, appuyée par la Brigade de recherches (B.R.) de Montbard, l’enquête a permis d’identifier différentes personnes susceptibles d’être impliquées, directement ou indirectement, dans l’organisation bien orchestrée d’un guet-apens tendu à la victime, dont le motif porterait sur une dette liée au trafic de stupéfiants.

Une opération judiciaire est déclenchée le mardi 10 mars 2026, engageant 80 militaires. Lors des perquisitions, les enquêteurs découvrent une cagoule, un pistolet de type Glock et des munitions de calibre 9 mm pouvant correspondre à l'arme utilisée. Sont également saisis plus de 4 kilogrammes de résine de cannabis, de 300 grammes de cocaïne et de 150 grammes de kétamine, ainsi que du matériel pour le conditionnement des produits (balances de précision, gants, couteaux, emballages). Près de 7 000 euros en numéraire et une montre de luxe estimée à plus de 10 000 euros sont saisis. Ces éléments font l’objet de procédures distinctes.

À l’issue des gardes à vue, cinq des mis en cause sont déférés en vue d’une comparution immédiate, dont le procès est renvoyé au mois de mai. D’ici là, trois d’entre eux sont placés en détention provisoire et deux sous contrôle judiciaire.

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