Trafic maritime de cocaïne : plus de 2 tonnes saisies par la Section de recherches (S.R) de Rouen au port du Havre
- Par la lieutenante Floriane Hours
- Publié le 04 janvier 2025
Au port du Havre, le travail des gendarmes de la Section de recherches (S.R) de Rouen en co-saisine avec l’OFAST (Office anti-stupéfiants), a permis la saisie de plus de deux tonnes de cocaïne, d’une valeur marchande estimée à 130 millions d’euros. Vendredi 3 janvier 2025, les deux hommes interpellés ont été mis en examen.
C’est une saisie record qui a été réalisée dans le port du Havre. Lundi 30 décembre 2024, à quelques jours du réveillon du Nouvel An, le travail minutieux mené par les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Rouen, en co-saisine avec l’Office anti-stupéfiants (OFAST), et sous l’autorité du parquet du Havre, puis de la JUNALCO (JUridiction NAtionale chargée de la Lutte contre la Criminalité Organisée), a permis la saisie de plus de deux tonnes de cocaïne ainsi que la mise en lumière d’un système d’importation et de récupération de stupéfiants.
Un « conteneur clone »
Depuis plusieurs années, le port du Havre est devenu l’une des principales portes d’entrée de la cocaïne sur le territoire métropolitain pour les organisations criminelles transnationales. L'un des modes opératoires utilisés par ces dernières est celui des « conteneurs clone ». Ce système bien rodé consiste à remplacer, dans la zone de déchargement, un conteneur ayant le même affrètement et le même marquage qu’un autre déjà référencé dans la cargaison d’un navire à décharger. Ce mode opératoire permet, selon le principe de substitution, de faire sortir le conteneur « remplacé » de la zone portuaire sans éveiller les soupçons. C’est précisément cette façon de procéder que les gendarmes de la S.R. de Rouen et de l’OFAST ont mis en lumière en interceptant, le 30 décembre, le conteneur « substitué » à bord du navire et contenant la marchandise illicite.
Deux tonnes de cocaïne
Lors de la perquisition du conteneur, les gendarmes découvrent plus de deux tonnes de cocaïne, dont le prix de revente au détail est estimé à 130 millions d’euros. Le chauffeur de l'ensemble routier et le docker « chauffeur de cavalier » sont immédiatement interpellés et placés en garde à vue.
Âgés respectivement de 41 et 22 ans, ils ont été mis en examen pour importation de stupéfiants en bande organisée, transport, détention, acquisition, offre ou cession non autorisés de stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délits punis de dix ans d’emprisonnement, importation en contrebande et transport et détention sans document justificatif régulier de marchandises dangereuses pour la santé publique.
Vendredi 3 janvier 2025, les deux accusés ont été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. Ils encourent une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour l’ensemble des faits qui leur sont reprochés.
Sur le terrain, les investigations se poursuivent sous la direction des juges d’instruction, afin d'établir les circonstances de la commission des faits et d'identifier l’ensemble des coauteurs et complices.
Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a salué cette opération sur X.
Contacter la gendarmerie
Numéros d'urgence
Ces contenus peuvent vous intéresser
Sommet du G7 : retour sur l’engagement massif de la Gendarmerie nationale
Le sommet du G7 qui s’est déroulé à Évian-les-Bains,...
Article
Sommet du G7 : le ciel sous haute surveillance
La manœuvre de sécurisation du sommet du G7 se déclinait à...
Article
Sommet du G7 : escortes et viabilité des axes, éléments-clés de la séquence diplomatique
Qui dit sommet international, dit escortes de délégations et donc...
Article
Sommet du G7 : le lac, enjeu majeur
La manœuvre de sécurisation du sommet du G7 se conduit à terre,...
Article




