La Section de recherches de Limoges interpelle huit trafiquants de stupéfiants

  • Par le chef d'escadron Charlotte Desjardins
  • Publié le 24 juin 2025
Un gendarme en noir de dos portant une chasuble "gendarmerie section de recherches"
© MININT - D. Mendiboure

Le 16 juin 2025, après six mois d’enquête, les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Limoges, appuyés par d’autres unités, interpellent huit individus soupçonnés d’animer un réseau de trafic de stupéfiant en Corrèze et en Dordogne. Sept d’entre eux sont placés en détention provisoire.

C’est une affaire menée rapidement et avec beaucoup d’efficience par les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Limoges. En janvier 2025, ils sont saisis par le parquet de Brive-la-Gaillarde, suite à un renseignement anonyme révélant l’existence d’un trafic de stupéfiants sur le territoire de la commune. À peine six mois plus tard, les responsables sont incarcérés. 

Une stratégie d’enquête offensive

Pour parvenir à ce résultat, les enquêteurs ont travaillé de façon offensive, sur un temps court, afin de rester dans le temps de l’enquête préliminaire, mais aussi d’obtenir des peines conséquentes et sans délai à l’encontre des mis en cause.

Afin de déterminer la structure de l’organisation, les militaires ont travaillé sur les comptes Snapchat des intéressés, à partir desquels ces derniers organisaient les ventes et livraisons de produits. Herbe et résine de cannabis, héroïne ou même cocaïne, les options étaient nombreuses pour les consommateurs.

Les auteurs louaient des logements sur de courtes durées, d’où ils assuraient leurs livraisons en vélo, en trottinette ou en voiture, selon les diverses méthodes de narco-livraison. Ils desservaient non-seulement la ville de Brive-la-Gaillarde, mais aussi l’ensemble de la Corrèze ainsi qu’une partie de la Dordogne, s’assurant une clientèle nombreuse sur un secteur étendu. Entre cinquante et cent clients étaient livrés quotidiennement, pour près d’un kilo de stupéfiants chaque jour et un chiffre d’affaires pouvant atteindre 5000 euros. 
L’ampleur du trafic est telle que le Groupe interministériel de recherches (GIR) de Limoges est co-saisi de l’affaire en vue d’investiguer sur le patrimoine des mis en cause. 

Des peines de prison fermes encourues

Le 16 juin 2025, l’opération est déclenchée, menée conjointement par la S.R. de Limoges, la Brigade de recherches (B.R.) de Brive-la-Gaillarde et le GIR de Limoges, avec l’appui des gendarmes des Groupements de gendarmerie départementale (GGD) de la Corrèze et des Bouches-du-Rhône. La soixantaine de gendarmes, renforcée par trois équipes cynophiles, appréhende les huit personnes suspectées de l’organisation, de la gestion et de l’alimentation de ce réseau, saisissant par ailleurs du numéraire et des stupéfiants à Brive-la-Gaillarde, Périgueux et Marseille. C’est tout un réseau régional qui est démantelé par les militaires.

Le 20 juin 2025, les mis en cause sont déférés devant le procureur de la République briviste, en vue de leur convocation en comparution immédiate différée devant le tribunal correctionnel, prévue le 13 août prochain. Ils sont poursuivis pour des faits d’acquisition, détention, transport et offre ou cession de stupéfiants, ainsi que de blanchiment, commis entre le mois d’août 2024 et le 16 juin 2025. En attendant leur jugement, sept des individus ont été placés en détention provisoire et le huitième sous contrôle judiciaire. Ils encourent des peines de prison conséquentes. 


Contacter la gendarmerie

Numéros d'urgence

  • Police - Gendarmerie : 17
  • Pompier : 18
  • Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) : 15
  • Urgence Europe : 112

Sécurité et écoute

  • Enfance en danger : 119
  • Violences conjugales : 39 19
  • Maltraitance personnes âgées ou en situation de handicap : 39 77

Ces contenus peuvent vous intéresser