Polynésie Française : saisie de 524 kg de cocaïne à bord d’un navire de pêche

  • Par le chef d'escadron Charlotte Desjardins
  • Publié le 29 décembre 2024
Trois militaires du GIGN en treillis font rouler une palette portant des sacs bleus dans des filets noirs sur le quai d'un port
© Gendarmerie de Polynésie française

Le 24 décembre 2024, la Marine nationale française intercepte un navire de pêche transportant 524 kilos de cocaïne. Le commandement de la gendarmerie de Polynésie française et l’antenne de l’Office anti-stupéfiants sont saisis de l’enquête.

Le 23 décembre 2024, un Bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) de la Marine nationale, le Bougainville, arraisonne le Raymi, un navire de pêche battant pavillon espagnol, au sud de la Zone économique exclusive (ZEE) de la Polynésie française.
À bord de l’embarcation, les équipes de visite de la Marine nationale découvrent onze ballots de produit s’avérant être de la cocaïne, pour un total de 524 kilos.
Quatorze membres d’équipage du Raymi, originaires d’Amérique du Sud, sont interpellés, et 8 000 euros sont saisis.

Une coopération internationale

L’opération est menée sous l’autorité du Haut-commissaire de la République en Polynésie française, délégué du Gouvernement pour l’action de l’État en mer. Elle fait suite à une étroite coopération entre le Commandement de la gendarmerie (COMGEND) pour la Polynésie française, et notamment l’antenne de l’Office anti-stupéfiants (OFAST) à Papeete, et la police fédérale australienne (Australian federal police – AFP). Cette coopération internationale entre les forces de gendarmerie et l’AFP a permis aux Forces armées en Polynésie française (FAPF) de mettre en place un dispositif de surveillance et d’interception ayant conduit à l’opération de contrôle du Raymi par le BSAOM Bougainville.

L’ouverture d’une enquête

 Après son interception, le Raymi est escorté par le Bougainville jusqu’à l’archipel de La Société, à Papeete, le 28 décembre 2024, en début de matinée. Dès lors, les investigations judiciaires et les opérations de criminalistique débutent, sous l’autorité du Parquet de Papeete.
Une quarantaine de militaires du commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française sont mobilisés pour conduire cette nouvelle phase de l’opération : ils relèvent de l’OFAST, de la Section de recherches (S.R.), du Groupe interministériel de recherche (GIR), de la Cellule d’investigations criminelles (CIC), et de la Brigade nautique (B.N.). Ils sont appuyés par l’antenne GIGN et l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 22/5 d’Annecy, ainsi que par des réservistes.

des sac bleus dans des filets noirs, entourés des kakemonos de l'office anti-stupéfiants - antenne de Papeete à gauche, et à droite celui du commandement de la gendarmerie pour la Polynésie française
© Gendarmerie de Polynésie française

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