Metz : la section de recherches démantèle une équipe spécialisée dans les vols par effraction de coffres-forts au préjudice de commerces

  • Par le chef d'escadron Charlotte Desjardins
  • Publié le 06 novembre 2024
Deux personnes dont l'une portant un brassard gendarmerie
© SIRPA-G - BRC E. Taupin

Après de nombreux vols ciblant des commerces alimentaires commis en Moselle et en Meurthe-et-Moselle, les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Metz ont interpellé quatre individus. Ces derniers ont été placés en détention provisoire.

En juin 2024, plusieurs commerces des départements de Moselle et de Meurthe-et-Moselle, tels que des Aldi, Lidl, Grand Frais ou encore Norma, sont la cible de vols par effraction. Un point commun un peu particulier les relie : c’est par les toits que passent les malfaiteurs.

La Section de recherches (S.R.) de Metz est saisie de l’enquête et commence de nombreuses investigations, couplées à des surveillances menées sur le terrain. Cinq individus (quatre hommes et une femme) ainsi qu’un véhicule, incriminés dans les faits, sont alors identifiés. Les cambrioleurs séjournent dans des hôtels à bas coût, changeant de secteur tous les trois jours. Au cours des surveillances, les gendarmes constatent que les auteurs se rendent aussi dans le Nord, les Ardennes, la Meuse et la Belgique.
Le mode opératoire est toujours le même : au cours de périples nocturnes, ils ciblent les commerces et passent par les toits, ouvrant les coffres-forts à la disqueuse. Au total, quatorze faits sont répertoriés en Moselle et en Meurthe-et-Moselle.

Une opération réussie

C’est le 8 octobre 2024 que l’opération judiciaire est déclenchée. Les gendarmes investissent un hôtel F1 de Saverne, où le groupe s’est installé la veille. Trois de ses membres y sont interpellés.
Au cours de la perquisition dans la chambre d’hôtel et dans le véhicule, les militaires de la S.R. retrouvent des tenues remarquées sur plusieurs faits, ainsi qu’un brouilleur de téléphone et de l’outillage, dont deux disqueuses, des pinces coupantes, une petite cisaille, une hache et des burins.
Le lendemain, 9 octobre, une quatrième personne est interpellée et placée en garde à vue. À la fin de cette mesure, les quatre mis en cause ont été présentés au magistrat, mis en examen et placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement.


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