La section de recherches de Bordeaux met fin à un trafic de vol de voitures par mouse-jacking

  • Par le chef d'escadron Charlotte Desjardins
  • Publié le 12 novembre 2024
Deux gendarmes en combinaison bleue-marine, un en train de tenir une portière de voiture à gauche et l'autre en train de passer les menottes à un individu devant une voiture blanche. Au fond un bâtiment et à droite la route, une haie, un arbre
© SIRPA-G - GD F. Garcia

Le 5 novembre 2024, onze individus étaient interpellés par les gendarmes dans plusieurs départements, dans le cadre d’une enquête de la Section de recherches (S.R.) de Bordeaux, portant sur des vols de véhicules par mouse-jacking. Cinq d’entre eux ont été placés en détention provisoire.

Après moins d’un an d’enquête, les gendarmes de la Section de recherches (S.R.) de Bordeaux ont mis fin à l’activité d’un groupe dérobant des voitures par la méthode du mouse-jacking. Cette technique de vol passe par le piratage du système électronique d’un véhicule.
Au début de l’année 2024, quatre véhicules sont volés avec cette méthode à Libourne. Les gendarmes de la Brigade de recherches (B.R.) de Libourne, saisis de l’enquête, découvrent rapidement l’une des automobiles stationnée en Dordogne. Deux individus sont alors interpellés dans le temps de la flagrance et reconnaissent faire partie de l’équipe ayant dérobé les véhicules. Ils livrent aux enquêteurs leur manière d’opérer : une fois la voiture ouverte avec une tige, ils encodent une clé de démarrage vierge en se connectant, à l’aide d’un boîtier, sur la prise diagnostic du véhicule.

Déterminer les responsabilités

Le procureur de la République de Libourne décide alors de confier l’enquête à la S.R. de Bordeaux, en co-saisine avec la Compagnie de gendarmerie départementale (CGD) de Libourne.
Les investigations et surveillances conduites par les gendarmes leur permettent d’identifier les membres de l’équipe, mais aussi de préciser le rôle de chacun, du donneur d’ordres au receleur, en passant par le voleur et le « SIVeur ».

Concernant les faits, une trentaine de véhicules volés sont recensés. Certains sont maquillés, « replaqués » et même régularisés au niveau administratif. Sept d’entre eux faisant apparaître une fraude avec écrasement des données du Système d’immatriculation des véhicules (SIV), les enquêteurs ciblent deux établissements suspects en Gironde et dans les Bouches-du-Rhône.

Une opération dans de nombreux départements

Le 5 novembre 2024, une opération judiciaire est déclenchée en Dordogne, en Gironde, dans l’Aisne, dans les Alpes-Maritimes et jusqu’en Seine-Saint-Denis. Onze suspects sont interpellés. La plupart sont connus de la Justice pour des faits de vol, de recel, de violence, mais aussi de faux et d’infractions liées aux stupéfiants.
Au cours des perquisitions, plusieurs véhicules volés sont découverts et saisis, ainsi que de nombreux documents administratifs français et étrangers (allemands et belges). Des téléphones, des clés de voiture de différentes marques, un adaptateur OBD et du numéraire complètent la saisie.

À l'issue des gardes à vue, cinq suspects ont été présentés au juge d’instruction, qui les a mis en examen et a ordonné leur placement en détention provisoire.


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