L’OFDT publie son bilan de l’offre de stupéfiants en France
- Par le CESAN
- Publié le 06 mars 2026
Le bilan de l’offre de stupéfiants, publié en février 2026 par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, met en lumière l'expansion du marché des stimulants et la diversification des trafics, notamment ceux liés aux médicaments stupéfiants. Selon les données du CESAN, 5 521 enquêtes relatives aux médicaments stupéfiants et assimilés ont été ouvertes en 2024 par les services de police et de gendarmerie, soit une hausse de 43 % par rapport à 2023.
Publié en février 2026 par l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), le bilan de l’offre de stupéfiants met en lumière un marché des stimulants en expansion et une diversification préoccupante des trafics, notamment ceux liés aux médicaments stupéfiants.
Le Commandement pour l’environnement et la santé (CESAN) a apporté sa contribution sur ce dernier volet en dressant un bilan annuel détaillé de la criminalité en matière de détournement et de trafics de médicaments notamment classés stupéfiants ou assimilés stupéfiants.
La note « L’offre de stupéfiants en France en 2024 » agrège les indicateurs issus du dispositif TREND ainsi que les données tendancielles des procédures judiciaires des forces de l’ordre afin de caractériser l’évolution des marchés, des moyens de transports et de distribution des groupes criminels se livrant au trafic de drogue, entre 2022 et 2024.
Trois tendances structurantes
Ce bilan met en lumière :
- une augmentation marquée des saisies de cocaïne et de stimulants de type amphétamine (STA) ;
- une diminution de leur prix réel, corrigé de l’inflation ;
- une hausse continue des teneurs en principe actif.
Ces éléments traduisent un marché des stimulants particulièrement dynamique, caractérisé par une offre abondante et une intensification de la concurrence.
Lire l’étude complète ici.
Une forte progression des trafics de médicaments stupéfiants en 2024
Selon les données du CESAN, 5 521 enquêtes relatives aux médicaments stupéfiants et assimilés ont été ouvertes en 2024 par les services de police et de gendarmerie, soit une hausse de 43 % par rapport à 2023 représentant la progression la plus importante observée depuis sept ans.
Au-delà de l’essor du phénomène de détournement de médicaments que traduit cette évolution, celle-ci s’explique également par une sensibilisation accrue des forces de l’ordre à l’identification de ces substances spécifiques. Les trafics concernant la kétamine, la prégabaline, la méthadone et la morphine représentent près de 80 % des faits recensés.
Les hausses les plus significatives portent sur la kétamine (+ 82 %) et la méthadone (+ 94 %).
La présence de la kétamine connaît une progression particulièrement marquée sur le temps long : moins de 200 faits recensés en 2017, contre plus de 1500 en 2024. À l’inverse, la méthadone n’avait pas connu de dynamique comparable sur la période 2017-2023 (– 6 %), avant la hausse notable constatée en 2024 (CESAN, 2025).
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