Stage TC2 : le directeur général s’adresse aux futurs titulaires de commandement

  • Par le commandant Céline Morin
  • Publié le 24 mai 2025
Le DGGN, de face derrière un pupitre, s'adresse aux stagiaires TC2, vus de dos, assis dans un amphithéâtre.
© AMGN

Ce lundi 19 mai 2025, à l’Académie militaire de la gendarmerie nationale, à Melun, le général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), a ouvert le stage TC2 réunissant les futurs commandants de compagnie de gendarmerie départementale, de la Garde républicaine, de gendarmeries spécialisées, d’escadron départemental de sécurité routière, d’escadron de gendarmerie mobile et de peloton spécialisé de protection de la gendarmerie.

À l’instar de son intervention la semaine précédente à l’école militaire devant les futurs commandants et commandants en second des groupements de gendarmerie départementale, mobile, spécialisée et des sections de recherches, le général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), a pris la parole, ce mercredi 19 mai 2025, en ouverture du stage TC2.

Devant les futurs commandants de compagnie de gendarmerie départementale (G.D.), de la Garde républicaine (G.R.) et de gendarmeries spécialisées, d’escadron départemental de sécurité routière (EDSR), d’escadron de gendarmerie mobile (EGM) et de peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) réunis à l’Académie militaire de la gendarmerie nationale, le DGGN est tout d’abord revenu sur sa perception du contexte dans lequel la gendarmerie évolue. Le général Bonneau a ainsi évoqué « le durcissement et la volatilité de la situation internationale », soulignant les répercussions que cela peut avoir jusque sur notre territoire national.

Concernant plus spécifiquement la situation sur le territoire national, le général d’armée Bonneau a fait le constat d’une « hausse de la violence » et d’une « aggravation des radicalités », insistant sur « les menaces importées » ainsi que sur les enjeux liés à la cybercriminalité.

La gendarmerie, « un modèle puissant, moderne et adapté »

Dans cet environnement complexe, la gendarmerie nationale offre à l’État « un modèle puissant, moderne et adapté », dont la solidité repose sur deux piliers : le statut militaire de ses personnels et sa couverture territoriale. « Votre rôle est indispensable, vous êtes la charnière entre la conception et l’exécution des politiques de sécurité. Vous êtes les acteurs essentiels de la bonne mise en œuvre de nos lignes d’opération », a déclaré le DGGN à son auditoire, avant de les énumérer.

La première ligne d’opération consiste à consolider les fondamentaux militaires afin de renforcer l’efficacité de l’institution. À cet effet et pour que tous les titulaires de commandement soient mieux armés, tant sur le plan des outils que des connaissances, afin qu'ils puissent appréhender les enjeux de leur territoire, atteindre leurs objectifs et remplir leurs missions, mais aussi pour donner du sens à leur action, le général d’armée Hubert Bonneau a rappelé l’importance du commandement et l’organisation de formations dédiées et décentralisées dans les régions. Il souhaite également renforcer l’action de contrôle, « outil indispensable à l’exercice de l’autorité et du commandement ». Enfin, il s’agira de poursuivre l’aguerrissement des personnels en densifiant la formation initiale et continue.

La deuxième ligne d’opération vise à augmenter notre couverture territoriale, en renforçant notamment notre présence sur la voie publique et en rétablissant les ordres spéciaux permettant de mettre en œuvre les actions déterminées par l’analyse de la menace dans un cadre espace-temps.

Les brigades, points d’appui de l’action de la Gendarmerie nationale

À cette occasion, le général Bonneau a rappelé que « la brigade territoriale est notre système d’armes pour la couverture territoriale ». Les quelque 3 100 brigades territoriales qui forment notre maillage sont autant de « points d’appui de notre action quotidienne, mais aussi de notre capacité à monter en puissance et à nous projeter face à l’exceptionnel ». D’où l’enjeu que représente l’immobilier pour garantir l’efficacité de notre modèle en termes de proximité, de disponibilité et de réactivité.
Le DGGN a également présenté sa vision d'une action de police judiciaire renforcée, reposant sur une analyse locale des situations et une approche concentrée sur les criminels. Une ambition qui se traduira par la création prochaine de l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ), destinée à soutenir les Sections de recherches (S.R.). Cette unité permettra de concrétiser la convergence entre le renseignement et la police judiciaire.

Enfin, le général Bonneau est revenu sur le renforcement nécessaire de la défense territoriale, qui n’engendrera pas de missions supplémentaires mais qui implique « d’adapter notre posture » dans les missions existantes. Cela se traduit par trois objectifs pour la gendarmerie : poursuivre la montée en puissance de la réserve opérationnelle ; garantir la résilience et l’interopérabilité de l’Institution avec les Armées ; et renforcer ses moyens de défense et de couverture territoriale.

Le général d’armée Bonneau a également abordé le sujet des trous à l’emploi dans les unités opérationnelles, « objet d’une attention forte à tous les niveaux ». Cette situation s’explique par des effectifs nombreux encore en formation, avec un pic de recrutement historique en 2024 marqué par un excellent taux de sélectivité, notamment pour les sous-officiers de gendarmerie. Les sorties d'écoles, qui ont démarré début mars 2025, conjuguées à la stabilisation des départs anticipés avant 17 ans et à la baisse des départs anticipés après 17 ans, permettent désormais d'entrevoir des perspectives positives.

« Vivez pleinement ce commandement, temps fort et passionnant ! »

Pour conclure son allocution, le général Bonneau a fait part de ses attentes aux futurs titulaires de TC2 : « Ce que j’attends de vous, c’est que vous soyez des chefs qui commandent, présents sur le terrain, à la manœuvre et à l’initiative. (…) Je vous demande de l’engagement sur l’opérationnel, sur la P.J., sur le contact avec vos partenaires et avec vos militaires, sur l’immobilier et sur les ressources humaines », et ce en associant la concertation, véritable « appui du commandement ».
« Je vous demande d’être exemplaires dans la compétence (…) et la disponibilité (...). Je vous demande d’avoir l’élan courageux, d’être audacieux, d’embarquer vos équipes, de prendre des décisions et de les assumer, tout en cultivant la militarité et la proximité. Le sens de l’action relève avant tout de votre rôle de chef militaire. C'est l'un des temps de responsabilité les plus exaltants de la carrière. Ne le gâchez pas par manque d’engagement, de disponibilité ou de courage. Connaissez et aimez votre territoire, vos missions, et vivez pleinement ce commandement, temps fort et passionnant. Vous avez toute ma confiance et mon soutien ! »


Contacter la gendarmerie

Numéros d'urgence

  • Police - Gendarmerie : 17
  • Pompier : 18
  • Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) : 15
  • Urgence Europe : 112

Sécurité et écoute

  • Enfance en danger : 119
  • Violences conjugales : 39 19
  • Maltraitance personnes âgées ou en situation de handicap : 39 77

Ces contenus peuvent vous intéresser