Mouvement social « Bloquons tout » : l’action déterminante de la gendarmerie nationale
- Par la rédaction du site Gendinfo
- Publié le 11 septembre 2025
Au lendemain de la journée de mobilisation du 10 septembre, ayant rassemblé 197 000 participants aux quatre coins du territoire national, et mobilisé 80 000 membres des forces de sécurité intérieure, dont 40 000 gendarmes, le bilan fait état de 675 interpellations et 549 gardes à vue.
Déployé dès le mardi 9 septembre 2025 au soir, veille du mouvement social baptisé « Bloquons tout », l’imposant dispositif de sécurité, armé par 80 000 policiers et gendarmes, a permis de prévenir et contrer les actions de blocage et troubles à l’ordre public recensés sur l’ensemble du territoire, ainsi que de garantir aux citoyens l’exercice du droit à manifester.
Un bilan satisfaisant
Au total, 850 actions ont été enregistrées, dont 596 rassemblements et 253 blocages, ayant réuni
197 000 personnes tout au long de la journée.
512 incendies de voie publique, ainsi qu’un incendie de bâtiment, ont également été dénombrés.
Parmi les membres des forces de l’ordre engagés afin d’encadrer le mouvement, 23 blessés légers sont à déplorer, parmi lesquels un gendarme.
À l’issue de cette journée de mobilisation, 675 interpellations, ont été répertoriées, ainsi que 549 gardes à vue, dont 183 à Paris.
Si les tensions ont été plus fortes sur la façade ouest de la France, notamment en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Occitanie, le mouvement n’est pas parvenu à bloquer le pays, grâce à l’engagement total des forces de sécurité intérieure.
Interrogé ce jeudi 11 septembre au micro de RTL, le général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) a salué « la responsabilité des gendarmes et des policiers dans leur action. »
Il a également souligné l’engagement de centaines de patrouilles de gendarmes, présents sur le terrain, dans la nuit du 9 au 10 septembre, afin de détecter les différents mouvements, ainsi que le rôle déterminant du renseignement recueilli en amont, en synergie avec les autres services de l’État. La journée de mobilisation s’est ainsi déroulée conformément aux renseignements, qui prévoyaient des actions limitées sur le territoire national, ainsi que des cortèges de plus grande ampleur dans certaines agglomérations.
Face à une menace diffuse et protéiforme, portée par les réseaux sociaux, l’action des gendarmes, appuyés par 25 véhicules blindés Centaure, ainsi que des moyens aériens, a participé au déblocage des axes de circulation, à l’instar de l’opération conduite par 300 manifestants au niveau du péage de Poitiers Sud sur l’A10, ou encore du déblaiement de la rocade de Rennes, après l’incendie d’un autobus.
Réactif et mobile, le dispositif de gendarmerie a répondu à cette menace d’un nouveau type, notamment grâce à l’emploi massif des gendarmes mobiles - soit 30 escadrons mobilisés, dont 16 à Paris - ainsi qu’une couverture de 96 % du territoire national.
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