« Mission Harpie : la gendarmerie au cœur de l’Enfer Vert » : vernissage de l’exposition photo sur les coulisses de la lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane

  • Par la lieutenante Floriane Hours
  • Publié le 05 février 2025
La pancarte indiquant le lieu où se trouve l'exposition dans le hall de la direction générale de la gendarmerie
© SIRPA-G - MDC B. Lapointe

Ce mardi 4 février 2025, le vernissage d’une toute nouvelle exposition photo, « Mission Harpie : la gendarmerie au cœur de l’Enfer Vert », s’est déroulé dans l’atrium de la direction générale de la gendarmerie, à Issy-les-Moulineaux. Composée d’une vingtaine d’images, cette exposition met en lumière la mission de lutte contre l’orpaillage illégal menée par les militaires de la gendarmerie au cœur de la Guyane, l’un des territoires français les plus hostiles.

Hasard du calendrier, c’est en ce jour de la Sainte-Véronique, patronne des photographes, que l’exposition « Mission Harpie : la gendarmerie au cœur de l’enfer vert » a été inaugurée à la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN). Les douze photographies exposées dans l’atrium et les sept autres disposées à l’extérieur, sur les grilles de la DGGN, ont été présentées, en présence du général de division William De Meyer, adjoint au Commandant de la Gendarmerie d’Outre-Mer (CGOM), du général de division Stéphane Bras, adjoint au directeur des opérations et de l’emploi (DOE) et précédent commandant de la gendarmerie de la Guyane-Française, du général de division William Vaquette, chef du SIRPA-Gendarmerie, ainsi que de personnels de différents services.

Ces images ont été prises par l’adjudant-chef Fabrice Bourdeau, photographe au sein du SIRPA-Gendarmerie, au cours de l’immersion, pendant 29 jours, de quatre personnels du SIRPA-G en Guyane, début 2024. Elles plongent les visiteurs au cœur de l’une des missions les plus dangereuses conduite par la gendarmerie : la mission Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal. Vibrantes, elles mettent en avant la rusticité, la force et la résilience dont font preuve les gendarmes sur place, évoluant au cœur de la forêt équatoriale, dans des températures et des conditions d’humidité extrêmes, face à des adversaires n’ayant souvent plus rien à perdre.

Des gendarmes en train de présenter l'exposition devant plusieurs personnes.
© SIRPA-G - MDC B. Lapointe

Une légende rédigée par le capitaine Tristan Maysounave complète chacune des images, prises dans des conditions souvent difficiles. « Faire des images dans l’une des régions les plus fascinantes et en même temps les plus difficiles d’accès de notre planète, n’est pas si aisé. L’humidité constante et la chaleur étouffante rendent l’équipement fragile et difficile à gérer », a expliqué l’adjudant-chef Bourdeau. Devant l’assemblée, il a ensuite tenu à rappeler de façon plus globale l’importance du travail des photographes de la gendarmerie : « Je voudrais aussi profiter d’être là pour remercier les photographes et les vidéastes de la gendarmerie et rappeler que leur travail constitue l’héritage visuel de la gendarmerie et qu’ils sont les artisans de la mémoire collective. »

Les panneaux avec dessus les photos de la Guyane.
© SIRPA-G - MDC B. Lapointe

Se souvenir

Invité d’honneur de ce vernissage, c’est ensuite Franck Robin qui a pris la parole. Ancien gendarme du Groupe de pelotons d'intervention de la gendarmerie de Guyane (GPIGN), il a été pris pour cible en septembre 2011 par un chercheur d’or clandestin et blessé par balle à la moelle épinière. Handicapé et se déplaçant depuis en fauteuil roulant, il a décidé, en 2024, de raconter son histoire dans un livre intitulé « Pour 23 grammes d’or ».

Trois gendarmes, un civil et un ancien gendarme en fauteuil roulant posent devant l'objectif.

Valentin Martin, journaliste reporter d'images, l'adjudant-chef Fabrice Bourdeau, photographe, Franck Robin, ancien gendarme, blessé par balle lors d'une mission de lutte contre l'orpaillage illégal, le capitaine Tristan Maysounave, rédacteur Gendinfo et le gendarme Théophile Chatain, vidéaste.

© SIRPA-G - MDC B. Lapointe

Faisant écho à ce témoignage, le général de division William Vaquette a ensuite souligné l’engagement de l’ensemble des militaires en Guyane, et plus largement dans les territoires d'outre-mer. Un engagement qui peut parfois aller jusqu’au sacrifice ultime, à l’image de celui du major Arnaud Blanc, gendarme de l’AGIGN de Cayenne, décédé en mars 2023 lors d’une mission de lutte contre l’orpaillage illégal.

L’exposition sera visible à la direction générale de la gendarmerie jusqu’au 14 février 2025 inclus, puis elle entamera une itinérance. Elle sera suivie, au cours du premier semestre 2025, par la diffusion d’un documentaire co-réalisé par Valentin Martin et le gendarme Théophile Chatain, ainsi que d’un magazine hors série Gend’info réalisé par le capitaine Tristan Maysounave.


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