Les meilleurs lauréats du concours OPJ mis à l’honneur à la Cour de cassation

  • Par Antoine Faure
  • Publié le 19 décembre 2025
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Les gendarmes et policiers ayant obtenu les meilleurs résultats lors de l’examen d’Officier de police judiciaire (OPJ) ont été mis à l’honneur, vendredi 19 décembre 2025, lors d’une cérémonie solennelle qui s’est déroulée à la Cour de cassation, à Paris.

Vendredi 19 décembre 2025, s’est tenue au sein de la Cour de cassation, quai de l’Horloge à Paris, une cérémonie au profit des meilleurs lauréats de l’examen d’Officier de police judiciaire (OPJ) de la Police et de la Gendarmerie nationales. Présidée par le procureur général près de la Cour de cassation, Rémi Heitz, ce moment empreint de solennité s’est déroulé en présence du général de corps d’armée Bruno Arviset, Major général adjoint de la Gendarmerie nationale, représentant le Directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), du Directeur général de la Police nationale (DGPN), Louis Laugier, du général de corps d’armée Laurent Bitouzet, Commandant des écoles de la Gendarmerie nationale (CEGN), et du général de division Didier Fortin, représentant le général de corps d’armée Édouard Hubscher, Directeur des ressources humaines de la Gendarmerie nationale (DRHGN).

Dans le cadre prestigieux de la juridiction suprême, Rémi Heitz a indiqué que cette cérémonie était « l’occasion de marquer la force des liens qui unissent la justice, la gendarmerie et la police ». Il s’est adressé aux lauréats des deux forces : « Votre guide, indépendamment de toutes les hiérarchies, reste la loi. »

Le Major général adjoint de la Gendarmerie nationale a déclaré qu’il espérait que « cette première cérémonie hautement symbolique serait suivie de bien d’autres et essaimée en province, parce que chaque gendarme et chaque policier garde en mémoire sa prestation de serment, et que l’accession à la qualité d’OPJ mérite tout autant d’être solennisée ». Il a rappelé que la police judiciaire était une composante essentielle du métier de gendarme et que « toute activité de la gendarmerie revêt rapidement un volet judiciaire qui est souvent la clé du succès ». 

Au sein de la Gendarmerie nationale, 2700 candidats se sont présentés au concours OPJ en 2025. 1900 ont été reçus. Trois d’entre eux ont donc été mis à l’honneur ce vendredi 19 décembre : les maréchaux des logis-chefs Alexandre, affecté à l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 47/3 de Châteauroux (36), major de la promotion, Léa, affectée à la Brigade territoriale autonome (BTA) de Saint-Gilles-Croix-de-Vie (85), et Vetea, affecté à la Brigade de proximité (B.P.) de Mareuil-sur-Lay-Dissais (85). Ce dernier n’était pas présent, se trouvant actuellement à Wallis-et-Futuna, territoire dont il est originaire.

Le MDC Alexandre a passé le concours OPJ dans le cadre d’un changement de subdivision d’arme. Il sera muté à l’été 2026 à la BTA de Goyave, en Guadeloupe. « Je souhaitais arriver en Gendarmerie départementale avec un bagage qui me permettrait d’avoir plus de responsabilités et de pouvoir m’investir dans le domaine judiciaire, explique-t-il. Cette cérémonie solennelle marque notre entrée dans le monde des OPJ de la plus belle des manières, dans un lieu exceptionnel. »

© GEND/SIRPA/BRC A. MARCE

Pour obtenir cet excellent résultat au concours, Alexandre n’a pas ménagé ses efforts. « Dire qu’il n’y a pas de travail, ce serait mentir. J’ai été projeté en Nouvelle-Calédonie l’hiver dernier et je n’avais pas ma famille avec moi. Tout ce temps en famille qu’on peut passer en métropole, je l’ai réinvesti dans mes révisions. »

La MDC Léa a profité de la présence de nombreux OPJ au sein de son unité pour pouvoir se former sur son temps de travail. « J’ai bénéficié de précieux conseils et dès que j’avais une question, j’avais un camarade pour y répondre, souligne-t-elle. Cela m’a permis de me perfectionner et d’arriver bien préparée à l’examen. C’était un peu stressant pour moi cette cérémonie, mais c’est un jour dont je me souviendrai toute ma vie, un temps fort de ma carrière. »

© GEND/SIRPA/BRC A. MARCE

Les deux gendarmes ainsi que les quatre policiers présents ont pu bénéficier ensuite d’une visite de la Cour de cassation un peu exceptionnelle, puisque commentée par le procureur général Rémi Heitz et l’avocat général à la première chambre civile Renaud Salomon.


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