Le général François Santarelli prend le commandement de la Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires

  • Par la lieutenante Floriane Hours
  • Publié le 16 octobre 2025
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© SIRPA-G - MDC B. Lapointe

Le 15 octobre 2025, lors d’une cérémonie à la Direction générale de la gendarmerie, le général François Santarelli a pris le commandement de la Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires (GSAN). Il succède au général Éric Bammé.

Dans la cour d’honneur de la Direction générale de la gendarmerie nationale, à Issy-les-Moulineaux, mercredi 15 octobre 2025, le retentissement de la Marseillaise a lancé le début de la cérémonie de prise de commandement du nouveau chef de la Gendarmerie de la sécurité des armements nucléaires (GSAN), le général François Santarelli. Présidée par le Major général de la gendarmerie nationale (MGGN), le général de corps d’armée André Petillot, la cérémonie s’est déroulée en présence de personnalités civiles et d’autorités militaires parmi lesquelles le général adjoint au major général, le général de corps d’armée Bruno Arviset.

Une carrière de l’opérationnel au stratégique

Succédant au général Éric Bammé, admis cet été en deuxième section, le général François Santarelli a pour mission le commandement de la cinquantaine de gendarmes qui composent organiquement cette unité bien spécifique, aux missions souvent méconnues et qui s’appuie sur des unités de participation. Il va pouvoir compter sur ces militaires mais aussi sur un parcours solide mêlant l’opérationnel et le stratégique.
Une carrière débutée dans l’armée de Terre en 1987, en tant qu’officier à Freiburg-im-Breisgau (Allemagne), puis dans la gendarmerie avec un passage à l’Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN). De son premier poste en tant que commandant de peloton à l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 11/2 de Bouliac (33), au commandement de l’EGM 11/6 de Marseille, puis de la Compagnie de gendarmerie départementale (CGD) de Villefranche-de-Rouergue, et enfin du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de la Charente, il conserve une vision affinée des territoires, de leur fonctionnement, de leurs contraintes et de leurs enjeux.

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Une expertise confirmée dans la deuxième partie de sa carrière, en tant que chef de section au bureau de l’analyse et de l’évaluation de l’activité à la DGGN, puis en tant qu’adjoint au chef du bureau défense et sécurité nationale, commandant du CPGC (Centre de planification et de gestion de crises), chef d’état-major du CNO (Centre national des opérations), avant d’accéder au poste de Commandant de la Région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté et du GGD de la Côte-d’Or en second. Une fonction qu’il quittera le 1er août 2025, date à laquelle il rejoint donc la GSAN. Dix-sept années de commandement d’unités sur le terrain et onze en administration centrale qui seront une véritable plus-value pour le commandement de cette gendarmerie spécialisée bien spécifique.

Une expérience unique pour une unité singulière

Créée en août 1964 sur décision du général Charles de Gaulle, la GSAN (à l’époque nommée « Groupement spécial de sécurité de l’arme nucléaire »), a pour mission, lors de sa création, de garantir de façon absolue l’intégrité des armes et la prise de décision uniquement présidentielle de leur emploi. Soixante ans plus tard, la GSAN a évolué et ses missions se sont diversifiées.

Elles s’incarnent désormais autour de deux axes : le contrôle gouvernemental et le contrôle opérationnel des transports sensibles de la dissuasion. Constitué de mesures protégées par le secret de la défense nationale, le contrôle gouvernemental de la dissuasion nucléaire (mission confiée au Premier ministre mais réalisée par la GSAN) a pour objectif de garantir au président de la République qu'il dispose en toutes circonstances des moyens de la dissuasion nucléaire. Pour cela, les militaires de la GSAN agissent sur trois volets : celui de l'engagement des forces nucléaires, celui de la conformité de leur emploi et enfin celui de l’intégrité des moyens de la dissuasion nucléaire.
Concernant le contrôle opérationnel des transports sensibles de la dissuasion, la GSAN organise et coordonne l’engagement des EGM, pour notamment sécuriser un convoi. Elle prépare la mission, appuyée par les unités de la gendarmerie départementale (CORG, GGD, etc.) traversées, et dont les commandants de groupement deviennent Autorités militaires territoriales (AMT), en zone gendarmerie comme en zone police. Le jour J, la GSAN déclenche la mission, en lien direct avec les GGD concernés.
Des missions sensibles et complexes, réalisées par des militaires formés et spécialisés, désormais commandés par un nouveau chef, le général François Santarelli.


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