Le DGGN invite le CEMAT à Saint-Astier

  • Par Antoine Faure
  • Publié le 13 octobre 2025
© GEND/SIRPA/ADJ C. HAUTIER

Vendredi 10 octobre 2025, les généraux d’armée Hubert Bonneau, Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), et Pierre Schill, Chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), se sont rendus en visite officielle au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG), à Saint-Astier, à l’invitation du DGGN.

Le 15 septembre 2025, la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN) accueillait le second Comité stratégique (COSTRAT) entre l’armée de Terre et la Gendarmerie nationale. Cette rencontre de haut niveau, placée sous le signe de la transparence et de la confiance, visait à renforcer un partenariat stratégique durable entre les deux forces armées. L’objectif des deux institutions est clair : s’inspirer réciproquement des pratiques de l’autre pour progresser, identifier de nouvelles passerelles et entretenir la dynamique des coopérations déjà engagées.

Illustration, moins d’un mois plus tard, ce vendredi 10 octobre 2025, avec la visite officielle des généraux d’armée Hubert Bonneau, Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), et Pierre Schill, Chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG), à Saint-Astier.

À l’invitation du DGGN, cette visite s’inscrit dans la continuité de celle du 16 juin 2022 au camp militaire de la Valbonne, au cours de laquelle le DGGN de l’époque, le général d’armée Christian Rodriguez, avait assisté, à l’invitation du CEMAT, à un exercice commun de fin de stage d’aguerrissement entre le Peloton de surveillance et d’intervention gendarmerie (PSIG) d’Ambérieu-en-Bugey et le 68e Régiment des artilleurs d’Afrique (RAA). 

Après une présentation du CNEFG et de ses missions par son commandant, le général Bertin Malhet, suivie d’un déjeuner de travail sur les thèmes du maintien de l’ordre rural et des violences urbaines, le DGGN et le CEMAT ont perçu leur lot de protection pour embarquer à bord du Véhicule d’intervention polyvalent de la gendarmerie (VIPG) Centaure pour ouvrir un itinéraire tenu par des contestataires, puis à une démonstration d’intervention périlleuse contre des manifestants accrobranchés au sein d’une Zone illégalement occupée (ZIO). S’en sont suivies des présentations théoriques en présence notamment du Commandant des écoles de la gendarmerie nationale (CEGN) portant sur les enjeux pour la gendarmerie du durcissement de l’engagement, impliquant en particulier celui de la formation des gendarmes mobiles.

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En fin d’après-midi, le DGGN et le CEMAT sont intervenus devant une vingtaine de stagiaires PECO (Perfectionnement et évaluation de la capacité opérationnelle) des Escadrons de gendarmerie mobile (EGM) de Mont-de-Marsan, Satory, Mâcon et Grasse, dont plusieurs se sont distingués au cours d’engagements récents, en Nouvelle-Calédonie et à Mayotte notamment. Les deux autorités ont longuement échangé avec les gendarmes présents afin de recueillir leurs retours d’expériences et leurs aspirations.

Dans un contexte de durcissement général et de contestations exacerbées, en France comme à l’international, le général d’armée Hubert Bonneau a insisté sur la nécessité, pour la Gendarmerie nationale, de renforcer sa capacité à agir en environnement hostile, dégradé, voire très dégradé, par la manœuvre face à une adversité croissante et, lorsque la situation l’exige, sur décision, d’anticiper et de basculer dans un cadre d’exception, avec l’appui ou en appui des Armées.

Les deux généraux d’armée ont ensuite assisté à deux exercices nocturnes dans un cadre de reproduction de violences urbaines, particulièrement réaliste et convaincant, impliquant sous le commandement du colonel du Groupement tactique de gendarmerie (GTG), outre la Gendarmerie mobile, une équipe mobile opérationnelle de gendarmerie (EMOG) du Service de santé des armées (SSA) et les pompiers du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS 24).

 


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