La convention de soutien entre la Gendarmerie nationale et l’ONaCVG renouvelée
- Par DRHGN
- Publié le 16 juin 2025

Début juin, la Gendarmerie nationale et l’ONaCVG (Office national des combattants et des victimes de guerre) ont signé le renouvellement de leur convention de soutien. Un acte important qui a été l’occasion de renforcer, au travers de mesures concrètes, les liens entre ces deux institutions.
Dans un contexte professionnel de plus en plus exigeant pour les militaires de la gendarmerie – où le nombre de blessés en service atteint près de 10 000 par an –, les dispositifs de soutien social et solidaire doivent s’adapter continuellement. Pour continuer à avancer ensemble sur ce sujet, la Gendarmerie nationale et l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG) ont renouvelé début juin leur convention.
S’inscrivant dans une démarche renforcée de solidarité et de suivi, la signature de cette convention poursuit plusieurs objectifs majeurs. Tout d’abord, celui de la clarification des interactions entre les deux institutions pour une mise en œuvre plus efficace de l’accompagnement des militaires blessés puis, celui de la fluidification du parcours de suivi après la radiation des cadres, garantissant une continuité complète du soutien.
Mise en place d’un passeport du blessé
Au sein de la convention, quatre mesures phares ont été mises en avant. La première concerne la mise en place d’un passeport du blessé, un outil centralisé contenant l’historique d’accompagnement du militaire. Transmis systématiquement à l’ONaCVG avec indication du lieu de repli, ce passeport du blessé assure une transition fluide entre les différentes phases du parcours de soin et de réinsertion.
Le soutien aux familles endeuillées est la deuxième grande mesure. L’ONaCVG assure désormais le suivi des pupilles de la République, même lorsqu’ils n’ont pas le statut de ressortissants, marquant une avancée en matière d’inclusivité.
La troisième grande mesure, est le renforcement du partage d’informations pour une meilleure articulation entre les Groupements de gendarmerie départementale (GGD) et les antennes départementales de l’ONaCVG. Une meilleure communication qui va permettre de mieux détecter les situations de grande vulnérabilité, notamment les veuves/veufs en situation de précarité, les militaires radiés souffrant de troubles psychiques, notamment du syndrome de stress post-traumatique (SPT).
Enfin, la quatrième et dernière grande mesure est la participation active au niveau local. Les commandants de groupement siègent désormais aux comités départementaux, présidés par les préfets. Ces comités examinent les demandes d’aides, les projets mémoriels, ainsi que l’attribution de titres de reconnaissance nationale.
Ces mesures concrètes, et plus largement le renouvellement de ce partenariat s’inscrivent pleinement dans la politique d’accompagnement de la Gendarmerie nationale, avec une ambition claire : « Protéger ceux qui protègent. »
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