Dispositif hivernal de protection des populations : le major général en déplacement en Savoie
- Par le commandant Céline Morin
- Publié le 26 février 2025

Le général de corps d’armée André Petillot, Major général de la Gendarmerie nationale, s’est rendu en Savoie ce mercredi 26 février 2025, afin de rencontrer les gendarmes mobilisés face à l’affluence touristique en montagne. Ce fut également l'occasion de tirer les premiers enseignements du dispositif hivernal de protection des populations, uniquement armé cette année par des gendarmes départementaux, d’active et de réserve, issus de toute la France.
En cette période de vacances scolaires, marquée par une forte affluence dans les massifs montagneux, la gendarmerie est fortement mobilisée sur le terrain dans le cadre du Dispositif hivernal de protection des populations (DHPP) déployé depuis le mois de décembre. C’est dans ce contexte, et afin d’appréhender le travail des brigades avancées dans les stations ainsi que la nouvelle organisation du DHPP, que le général de corps d’armée André Petillot, Major général de la Gendarmerie nationale (MGGN), s’est rendu en Savoie, ce mercredi 26 février 2025.
Chaque hiver, ce département alpin accueille en effet des millions de visiteurs (23 millions de nuitées sont enregistrées en moyenne au cours de la saison hivernale), nécessitant d’adapter le fonctionnement des unités concernées par cette affluence, afin de renforcer la sécurisation des sites, en station, sur les pistes ou encore sur les routes, et ainsi contribuer à la tranquillité de tous.
Accueilli aux Ménuires par le colonel Frédéric Allamand, commandant du Groupement de gendarmerie départementale de Savoie (GGD 73), et le chef d’escadron Florant Le Potier, commandant de la Compagnie de gendarmerie départementale (CGD) d’Albertville, le MGGN s’est d’abord rendu à Val Thorens, où il a pu appréhender très concrètement le rôle de la brigade avancée, nouveau nom donné aux postes provisoires.
Aux côtés d’une police municipale forte d’une vingtaine d’agents et dotée d’un Centre de supervision urbaine (CSU) opérant sur quelque 200 caméras, les gendarmes affectés à cette unité contribuent ainsi au continuum de sécurité dans cette ville-station la plus haute d'Europe (2 300 m), qui dispose de quatre boîtes de nuit et de plus de 50 bars où afflue une clientèle composée à 70 % de touristes étrangers. Cette visite a été l’occasion pour le GCA Petillot d’échanger avec les militaires ainsi qu’avec les partenaires de la gendarmerie sur les thématiques sécuritaires locales.
Le MGGN s’est ensuite rendu à la brigade territoriale autonome des Belleville, perchée à 1 850 mètres d’altitude, dont il a pu visiter les nouveaux locaux en compagnie du maire de la commune, Claude Jay. La construction de cette nouvelle brigade, livrée en 2024, a été financée par la commune et les subventions de l’État. De 3 500 habitants à l’année, la commune des Belleville passe à 70 000 résidents en hiver, et enregistre à la journée jusqu’à 100 000 skieurs issus des 3 Vallées.
La troisième et dernière étape de ce déplacement, à Bourg-Saint-Maurice, a été l’occasion d’évoquer le rôle de la brigade territoriale, unité support de fond de vallée qui rayonne sur la brigade avancée des Arcs, ainsi que celui du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) dans le DHPP. En 2024, le PGHM de la Savoie a notamment effectué 876 missions de prévention de proximité en montagne, dont 239 sur le domaine skiable, réalisé 641 missions de secours et participé à cinquante opérations de contrôle coordonné.
À l’issue d’un déjeuner de travail avec les officiers et sous-officiers, chefs de service, impliqués dans le DHPP, et après avoir salué le maire de Bourg-Saint-Maurice, Guillaume Desrues, le GCA Petillot a présidé une réunion en présence d’un panel représentatif des personnels engagés dans le dispositif, afin de faire le point sur le nouveau modèle mis en place cette saison.
En effet, cette année, ne bénéficiant pas du renfort des gendarmes mobiles, particulièrement employés outre-mer et dans le cadre d’opérations d’ordre public, le DHPP repose uniquement sur la gendarmerie départementale. Pour le mettre en place dans les zones de forte affluence, les unités locales bénéficient de renforts nationaux, régionaux et départementaux, d’active et de réserve. Cette réunion a ainsi permis d’aborder tous les sujets liés à ce nouveau modèle et d’en tirer les premiers enseignements afin d’améliorer le dispositif, qu’il s’agisse du format, du volume et de la nature des renforts, de l’activité en termes d’ordre public et de police judiciaire, mais également du volet logistique (mobilité, équipements, etc.), essentiel pour assurer le fonctionnement d’une gendarmerie isolée 4 à 6 mois par an.
Tout au long de son déplacement, le Major général a pu échanger avec les militaires sur leurs sujets de préoccupation et les a félicités pour leur engagement au quotidien au profit de la sécurité de la population.
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