Diag’Envi : un outil au service des maires et du terrain

  • Par le CESAN
  • Publié le 12 novembre 2025
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La Gendarmerie nationale a fait de la lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique l’une de ses priorités. Face à l’ampleur des enjeux liés à la protection des milieux naturels et à la qualité de vie des citoyens, elle s’appuie sur l’expertise de ses enquêteurs environnement et sur des outils adaptés aux besoins du terrain. Parmi eux, le Diag’Envi occupe une place centrale.

Un diagnostic environnemental au service des collectivités

    Conçu par la gendarmerie pour accompagner les élus et renforcer la connaissance du territoire, le Diag’Envi permet d’identifier et de cartographier les vulnérabilités environnementales d’une commune. Ces risques peuvent être liés aux caractéristiques naturelles du territoire ou aux activités humaines: zones protégées, forêts, cours d’eau, installations classées, dépôts sauvages, etc.
    Réalisé par les gendarmes à la demande du maire et en collaboration étroite avec lui, le diagnostic se veut à la fois préventif et opérationnel. Il vise à approfondir la compréhension du territoire, à anticiper les atteintes possibles à l’environnement et à proposer des mesures adaptées, qu’elles relèvent de la prévention ou de la répression.

Trois phases pour une démarche structurée

Le Diag’Envi s’articule autour de trois grandes étapes :
 

  1. La connaissance du territoire : Le gendarme prend en compte la demande de l’élu et rassemble les données essentielles de la commune afin d’identifier  ses vulnérabilités en matière de sécurité environnementale, qu’elles soient naturelles ou liées à l’activité humaine. 
  2. Le constat : Le gendarme et l'élu recensent les vulnérabilités et les atteintes environnementales ciblées.
  3. Les recommandations et l’appui : À la suite du diagnostic, le gendarme présente son analyse et ses recommandations pour optimiser l'accompagnement de l'élu. Il l'assiste ensuite dans le déploiement des actions de sensibilisation et de prévention, notamment en le guidant sur l'utilisation d'outils spécialisés tels que « Gend’Élus ».


Six priorités d’action

    Le Diag’Envi cible en priorité six contentieux au cœur des préoccupations locales :
   • les dépôts et décharges sauvages ;
   • les véhicules hors d’usage (VHU) ;
   • la prévention des incendies ;
   • les pollutions (eau, air, sol, bruit) ;
   • la gestion de la ressource en eau ;
   • la cabanisation et l’occupation illégale des sols.
    L’analyse des vulnérabilités dans ces six domaines doit permettre de dégager des leviers d’action concrets pour les brigades, dans le cadre de la protection de l’environnement.

Un levier de partenariat et de présence sur le terrain

    Au-delà de son intérêt opérationnel, le Diag’Envi constitue un outil de dialogue et de partenariat. Il renforce les liens entre la gendarmerie et les élus, valorise l’expertise des enquêteurs environnement et consolide la présence de l’institution dans le champ de la sécurité environnementale.
    La mise en œuvre du Diag’Envi se fait par le gendarme via l’application Enviro’Gend ou sur l’intranet via Doc Pro. Un tutoriel complet est également disponible sur l’application pour guider pas à pas les gendarmes dans la mise en œuvre du dispositif.
    En s’appuyant sur le Diag’Envi, chaque gendarme contribue à une meilleure connaissance du territoire, à la prévention des risques et à la protection de l’environnement — autant d’actions qui participent pleinement à la mission de service public de la Gendarmerie nationale.

Vidéo de présentation de Diag’Envi élus


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