Criminalité environnementale : le CESAN présent au Parlement européen

  • Par le CESAN
  • Publié le 03 avril 2025
Cinq personnes, soit quatre hommes et une femme, sont assis sur une estrade. Derrière eux est projetée une présentation, sur laquelle il est écrit : "Environmental crime : five years for the EU to turn the tide!"
© D.R.

Le Commandement pour l’environnement et la santé (CESAN) a pris part, ce 26 mars 2025, à l’événement organisé au Parlement européen (à Bruxelles) afin de sensibiliser la nouvelle Commission, le nouveau Parlement et les États Membres au sujet de la criminalité environnementale.

Organisé par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) avec l’aide de trois parlementaires européens, de la Guardia Civil espagnol, du WWF et de TRAFFIC - une ONG engagée dans la lutte contre le trafic d’espèces sauvages - le 26 mars dernier, l’événement avait pour objectif d’explorer la réponse de l’Union européenne face la criminalité environnementale, et ce, dans ses différentes dimensions : politique, application de la loi, coopération internationale, engagement du secteur privé et soutien financier.

Le général de division Fabrice Bouillié, commandant du CESAN, a eu l’honneur de représenter la France et, plus particulièrement, la Gendarmerie nationale, lors de l’ouverture de cette rencontre ayant réuni plus de 160 participants (ONUDC, parlementaires, ONG, monde de la recherche, secteur privé, forces de sécurité intérieure, fonctionnaires européens et représentants des différents États membres). Aux côtés notamment de la directrice générale de l’environnement de la commission européenne, ainsi que du secrétaire d’État à la sécurité espagnol, le général Bouillié a soutenu l’importance pour l’Union européenne de maintenir la lutte contre les atteintes à l’environnement au rang des priorités politiques de l’UE.

Une mobilisation collective indispensable, pour que la criminalité environnementale ne demeure pas invisible

La criminalité environnementale contribue directement à la destruction des écosystèmes et à la dégradation du cadre de vie de nos concitoyens, allant jusqu’à atteindre leur santé. Elle est le fait de groupes criminels, qui cherchent à dégager un bénéfice maximum pour une prise de risques minimale. Par leurs activités illicites, ils déstabilisent l’économie légale, en utilisant notamment l’arme de la corruption.

La menace de la criminalité environnementale s’étend à des domaines aussi variés que l'orpaillage illégal, les trafics de déchets, de bois ou d'espèces protégées. Elle touche autant l’Europe continentale que nos territoires ultra-marins, nos espaces maritimes...
La lutte contre cette typologie de criminalité doit mobiliser tous les États membres et les pays partenaires dans une approche globale du contentieux, axée sur la détection et la compréhension des activités criminelles et sur notre volonté d’utiliser tous les leviers d’action à la disposition des États. Mais, il nous faut dépasser la seule voie de la répression, mais exploiter plus encore les champs de la prévention, et surtout, de la dissuasion.

Enfin, il nous faut encore poursuivre nos efforts de coopération opérationnelle, de formation de nos unités et services, mais aussi d’innovation, afin d’armer nos forces de sécurité de compétences et de moyens modernes de détection et de suivi (drones, imagerie satellitaire) face à certains phénomènes d’ampleur, tels que les trafics de déchets.

Plus que jamais, nous devons poursuivre notre combat contre le crime environnemental, lequel ne connaît aucune frontière. L’Union européenne doit continuer à montrer le chemin et à inspirer les États. 


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