Cérémonie d’hommage à Léopold Gaillard, parrain de la 11e compagnie - 444e promotion de l’École de gendarmerie de Montluçon

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 29 mars 2025
Cérémonie d’hommage à Léopold Gaillard, parrain de la 11e compagnie - 444e promotion de l’École de gendarmerie de Montluçon
© GEND/SIRPA/MDC B. LAPOINTE

Ce vendredi 28 mars, dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Beauvau, à Paris, s’est déroulée la cérémonie d’hommage au parrain de la 11e compagnie - 444e promotion d’élèves gendarmes de l’École de gendarmerie de Montluçon, sous la présidence du général de corps d’armée André Petillot, Major général de la gendarmerie nationale (MGGN).

Le 23 mai prochain se terminera la scolarité de sept mois des 101 élèves gendarmes (74 masculins et 27 féminins) de la 11e compagnie - 444e promotion de l’École de gendarmerie de Montluçon.

Vendredi 28 mars, dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Beauvau, à Paris, s’est tenue la cérémonie d’hommage au parrain de promotion choisi par les élèves gendarmes, l’adjudant Léopold Gaillard (voir ci-dessous), sous la présidence du général de corps d’armée André Petillot, Major général de la gendarmerie nationale (MGGN), et en présence du général Michaël Di Meo, commandant de l’École de gendarmerie de Montluçon.

Cérémonie d’hommage à Léopold Gaillard, parrain de la 11e compagnie - 444e promotion de l’École de gendarmerie de Montluçon
© GEND/SIRPA/MDC B. LAPOINTE

Après la revue des troupes, l’élève gendarme responsable de la commission parrain a lu l’éloge de l’adjudant Léopold Gaillard. Le MGGN et l’élève gendarme président de promotion ont ensuite déposé une gerbe devant la plaque "Aux personnels du ministère reconnu Justes parmi les nations". C’est précisément parce que le nom de leur parrain est inscrit sur cette plaque, que les élèves ont souhaité lui rendre hommage dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Beauvau.

La compagnie s’est ensuite rendue ensuite sous l’Arc de Triomphe pour participer à la cérémonie du ravivage de la Flamme.

Les élèves-gendarmes ont reçu l’insigne de leur promotion samedi 29 mars, dans la cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides, en présence du général Michaël Di Meo.

Cérémonie d’hommage à Léopold Gaillard, parrain de la 11e compagnie - 444e promotion de l’École de gendarmerie de Montluçon
© GEND/SIRPA/MDC B. LAPOINTE

Léopold Gaillard, Juste parmi les Nations

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Pendant la Seconde Guerre mondiale, Léopold Gaillard, adjudant de gendarmerie contribua au sauvetage d’une vingtaine de Juifs pourchassés. En 1941, nommé maréchal des logis-chef, il fut affecté à la brigade de gendarmerie de Rebais (Seine-et-Marne). Il s’y installa avec sa jeune famille et, en 1942, y naquit son quatrième enfant. En 1938, le couple Narwa, leurs fille et beau-fils, Marguerite et Pierre Dajez, Juifs d’Europe Centrale installés à Paris, firent l’acquisition d’une vieille ferme aux Pleux, hameau proche de Rebais. Ils venaient y passer les fins de semaine et les vacances et tous les voisins les connaissaient. A la promulgation des lois anti-juives, ils vinrent s’y réfugier sans se faire recenser comme Juifs. Tout au long de l’Occupation, la ferme devint un lieu de refuge pour leurs proches et abrita jusqu’à vingt personnes dont sept enfants.

En 1942, durant la période des rafles, deux gendarmes du chef-lieu, dont Léopold Gaillard, firent irruption dans la propriété pour dresser un rapport d’identité des locataires, provoquant ainsi une grande panique en particulier parmi les irréguliers qui prirent la fuite. Après un interrogatoire et une longue discussion, Gaillard dressa un rapport taisant la qualité de Juifs des propriétaires et les cas d’illégalité constatés, malgré les risques encourus en cas de contrôle renouvelé et la présence du second gendarme apparemment moins coopérant. Les dangers étaient d’autant plus grands qu’à huit kilomètres de la ferme, à Coulommiers, stationnaient des troupes allemandes et les soldats allaient fréquemment se ravitailler chez les fermiers.

Par la suite, Léopold Gaillard prit les réfugiés sous sa protection. Il leur fournit des pièces d’identité de Français « aryens » et des cartes d’alimentation auxquelles ils n’avaient pas droit puisque non-recensés. Parfois, il apportait même du beurre aux enfants. Il déploya toute cette activité clandestine généralement en pleine nuit, tout en accomplissant des missions de renseignement et de liaison pour la Résistance, dans le cadre du Front de Libération National. Les survivants ont souligné aussi la complicité de l’entourage pour les protéger.

Le 5 août 2001, Yad Vashem – Institut International pour la Mémoire de la Shoah, a décerné à Léopold Gaillard le titre de Juste parmi les Nations.

Source : Comité français pour Yad Vashem

 


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