Auvergne-Rhône-Alpes : le ministre de l’Intérieur présente la stratégie nationale contre la criminalité organisée

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 05 septembre 2025
© DICOM / D. MENDIBOURE

En déplacement dans les départements du Puy-de-Dôme et de la Loire, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a présenté le nouveau cadre juridique et les nouvelles structures étatiques destinés à lutter contre la criminalité organisée. Accompagné par le Major général de la gendarmerie nationale (MGGN), le général de corps d’armée André Petillot, il s’est notamment rendu à la Communauté de brigades (CoB) de Saint-Just-en-Chevalet.

Le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, s’est rendu en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans les départements du Puy-de-Dôme, puis de la Loire, ce vendredi 5 septembre 2025. Après avoir dressé un constat alarmant de la situation à Clermont-Ferrand, ville gangrenée par le narcotrafic et frappée par l’augmentation de l'hyper-violence, sur fond de guerre de territoires, il a brossé un état des lieux de la réponse de l'État, insistant sur la nécessité d'un « continuum de sécurité entre le ministère de l'Intérieur et celui de la Justice ». 

Cette réponse va notamment s’appuyer sur de nouvelles structures : le Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), l’État-major contre la criminalité organisée (EMCO), chargé du renseignement et de l'information, ainsi que l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la gendarmerie nationale, officiellement créée le 1er septembre 2025.

Le ministre a annoncé de nouveaux pouvoirs pour les préfets qui faciliteront la fermeture de « commerces qui sont des faux commerces, qui blanchissent de l'argent sale », la possibilité d'exclure les trafiquants via les bailleurs sociaux et de prononcer des interdictions de paraître pour des individus, notamment des dealers.

Il a indiqué la mise en place d’une stratégie « beaucoup plus globale » pour obtenir « des résultats dans la durée ». Cette stratégie se déclinera suivant trois dimensions : judiciaire, en ciblant « les donneurs d'ordres, pas seulement les charbonneurs » ; de voie publique, pour que « la République ne lâche rien, que pas un pouce de notre territoire républicain ne soit abandonné » ; et administrative, réunissant « tous les services de l'État » pour « ébranler les écosystèmes de la drogue ».

Bruno Retailleau a annoncé des moyens nouveaux et des renforts concrets, comme la possibilité pour les enquêteurs locaux de police et de gendarmerie de disposer de « renforts nationaux de nos deux unités, notamment judiciaires », rôle que joue désormais l’UNPJ pour la gendarmerie.

Concernant les renforts de la présence sur la voie publique, le ministre de l’Intérieur a annoncé notamment le déploiement à plein temps d’une Unité de force mobile (UFM), sans doute la CRS 83, l’équipement de la gendarmerie en dispositifs de Lecture automatisée de plaque d’immatriculation (LAPI) pour suivre les véhicules de trafiquants, ainsi que la création de brigades mobiles de gendarmerie en 2026.

© DICOM / D. MENDIBOURE

Accompagné par le Major général de la gendarmerie nationale (MGGN), le général de corps d’armée André Petillot, et le commandant du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de la Loire, le colonel Sébastien Jouglar, Bruno Retailleau s’est ensuite rendu à la Communauté de brigades (CoB) de Saint-Just-en-Chevalet, dans la Loire, où ont été évoquées principalement la construction de la nouvelle caserne et la réorganisation de la Compagnie de gendarmerie départementale (CGD) de Roanne. Les outils numériques NéoDK, RGP et Prednatinf et leur apport en ruralité lui ont été présentés.

En fin d’après-midi, le général de corps d’armée André Petillot s’est ensuite rendu à la brigade de Feurs afin d’échanger avec le commandant et un panel représentatif de militaires de la compagnie de Montbrison.


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