L’accompagnement des victimes en gendarmerie présenté à la déléguée interministérielle à l’aide aux victimes

  • Par le commandant Céline Morin
  • Publié le 27 novembre 2024
Plsieurs gendarme,s ainsi que la Déléguée interministérielle à l’aide aux victimes (DIAV), Alexandra Louis, sont assis sur des sièges rouges, écoutant une présentation.
© D.R.

La Déléguée interministérielle à l’aide aux victimes (DIAV), Alexandra Louis, s’est rendue à Rosny-sous-Bois (93), ce lundi 25 novembre 2024, au sein du Centre national de formation à la police judiciaire (CNFPJ), afin de découvrir les actions de formation mises en place par la gendarmerie dans le cadre de la prise en compte et de l’accompagnement des victimes.

Ce lundi 25 novembre 2024, le Centre national de formation à la police judiciaire (CNFPJ), implanté au sein du fort de Rosny-sous-Bois (93), a accueilli la Déléguée interministérielle à l’aide aux victimes (DIAV), Alexandra Louis.

Le colonel Emmanuel Bobo, commandant du CNFPJ, a tout d’abord présenté l’historique et les missions de ce centre, indiquant qu’une fusion était en cours avec le Centre national de formation au renseignement opérationnel (CNRO), afin de former le futur Centre national de formation au renseignement et à l’investigation (CNFRI).

Prenant à son tour la parole, le lieutenant-colonel Serge Procédès, chef du bureau délinquance générale de la Sous-direction de la police judiciaire (SDPJ), a quant à lui dressé le panorama des actions menées par la gendarmerie au niveau national en matière de lutte contre les Violences intra-familiales (VIF).

Le capitaine David Berghé, chef du département des techniques d’audition, est ensuite entré dans le détail des formations dispensées au sein du centre, expliquant à la déléguée interministérielle à l’aide aux victimes le contenu et les objectifs des formations « expertises VIF », « auditions mineurs » et « auditions majeurs ».

Au cours de l’après-midi, Alexandra Louis a pu passer de la théorie à la pratique, en assistant à un cours sur le psychotraumatisme, dispensé aux gendarmes par une psychologue de l’association France Victimes, dans le cadre du recyclage VIF.

À l’issue de cette immersion, la déléguée et les stagiaires ont longuement et librement échangé autour de cette thématique. L’occasion également pour Alexandra Louis de remercier les gendarmes présents pour leur engagement au quotidien dans le domaine de la lutte contre les VIF.

« Le CNFPJ forme tout au long de l’année les gendarmes afin notamment d’améliorer les conditions des auditions, qui sont des moments très sensibles pour les victimes. Ils ont mis en œuvre des formations sur les violences intra-familiales qui abordent les mécanismes des violences, la question du Psychotrauma, de l’emprise, de dissociation, a-t-elle souligné sur son compte LinKedIn, à l’issue de sa visite. La formation des professionnels permet aux victimes d’être reçues dans un cadre plus sécurisant. Depuis le Grenelle des violences conjugales, il y a eu une importante prise de conscience. Il y a un avant et un après, mais nous restons mobilisés pour toujours améliorer les parcours des personnes victimes. »


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