Hauts-de-France : la gendarmerie met fin à un réseau de malfaiteurs spécialisé dans le vol et la revente de véhicules
- Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
- Publié le 17 mars 2026, mis à jour le 17 mars 2026

Un réseau spécialisé dans le vol et la revente de véhicules de marques françaises a été démantelé par les gendarmes, avec l’appui de l’Office central de lutte contre la délinquance itinérante. Dix mis en cause ont été arrêtés dans l'Oise. Le préjudice serait d'environ un million d’euros.
Une structure criminelle spécialisée dans le vol et la revente de véhicules de marques françaises Renault, Peugeot et Citroën, opérant dans les Hauts-de-France et l'Île-de-France, a été démantelée le 10 mars 2026. Elle bénéficiait de la complicité de garages automobiles. L'enquête, minutieuse, a été menée par les gendarmes de la Brigade de recherches et de la Compagnie de gendarmerie de Senlis, renforcés par les enquêteurs du détachement de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) de Senlis. Elle a mis au jour une organisation impliquée dans une quarantaine de vols et tentatives de vols.
À la suite des investigations, une opération judiciaire a été conduite sous l’autorité du procureur de la République de Senlis. Réalisée avec la coopération de la Section de recherches d'Amiens et des experts véhicules de l'Institut de recherche criminelle (IRCGN) et du Service central de renseignement criminel (SCRC), elle a permis l'arrestation de dix mis en cause, résidant dans le département de l’Oise. Ils ont été placés en garde à vue. En parallèle, neuf autres individus ont été entendus librement. Les gendarmes ont notamment saisi six véhicules (utilisés pour commettre les vols, dont une dépanneuse), 21 téléphones portables, plus de 25 000 euros en numéraire, quelques grammes de cannabis, une Renault Clio volée, huit moteurs, plusieurs pièces détachées de véhicules dérobés.
Une organisation criminelle structurée avec une tête de réseau
Selon le communiqué de presse de la Gendarmerie nationale, « cette entreprise criminelle serait organisée autour d’un noyau fixe de malfaiteurs comprenant une tête de réseau, un responsable "opérationnel" coordonnant les vols et la revente des véhicules, et un dernier chargé du démontage et de la revente des pièces ». Les criminels disposaient « d’un matériel électronique spécialisé permettant l’ouverture de véhicules sans effraction ». Le préjudice pour les victimes est estimé à près d’un million d’euros.
Impliqués dans l'enquête et l'opération judiciaire, l'OCLDI, l'IRCGN et le SCRC sont trois unités de la gendarmerie rattachées à l'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ), dont l'objectif prioritaire est la lutte contre la criminalité organisée.
Lire aussi : « Débuts de l’UNPJ : "Les premiers résultats sont au-delà de nos espérances" »
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