Débuts de l’UNPJ : « Les premiers résultats sont au-delà de nos espérances »

  • Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
  • Publié le 22 octobre 2025, mis à jour le 22 octobre 2025
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Le général d'armée, Hubert Bonneau, est directeur général de la Gendarmerie nationale (crédit image : vignette Youtube).

Lors de son audition par la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale sur le budget 2026, le directeur général de la Gendarmerie nationale est revenu sur les « premiers résultats encourageants » de l’Unité nationale de police judiciaire.

Créée le 1er septembre 2025, l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) affiche de « premiers résultats au-delà de nos espérances », affirme le directeur général de la Gendarmerie nationale, Hubert Bonneau, lors de son audition sur le projet de loi de finances pour 2026, devant la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale.

L’UNPJ, « nous permet aujourd’hui une concentration de moyens les plus techniques », explique-t-il, en évoquant l’appui notamment de l’Unité nationale cyber (UNC) et de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), deux services intégrés à l’UNPJ.

« Cela nous permet d’appuyer, à un niveau jamais atteint, nos unités territoriales », étaye le général d’armée. Il cite l’exemple récent de la Section de recherches de Marseille sur le narcotrafic : ne pouvant agir seule, celle-ci a reçu le renfort des experts de l’UNPJ « à tous les niveaux » : analyse criminelle, cyber, renseignement criminel, etc.

Casser les structures criminelles

Il ajoute que l’UNPJ « est un effectif [en déplacement] permanent », avec le renfort d’enquêteurs spécialisés sur tout le territoire. Il illustre cette capacité aux côtés de la Section de recherche de Marseille, avec les affaires liées à la DZ Mafia. Après la simple saisie de « 300 grammes de cocaïne » auprès de ce groupe criminel, « en liaison avec les Italiens, [la gendarmerie] a démantelé le réseau des collecteurs - ceux qui ramassent l’argent et l’[acheminent] pour le transformer, pour le blanchiment ». Dans cette affaire, « le blanchiment s’est fait autour de l’or », précise le directeur général de la Gendarmerie nationale, un gramme d’or valant environ 100 euros. Hubert Bonneau révèle que l’or quitte ensuite l’Europe et que, « derrière tout cela, il y a de l’immobilier ». « L’UNPJ, avec ses spécialistes de très bon niveau, vient aider et appuyer sur le blanchiment présumé et la captation des avoirs criminels [afin de] casser les structures », déclare-t-il.

L’action de l’UNPJ a ainsi contribué à la saisie de « 300 kilos d’or, de dizaines de millions d’euros d’immobilier, de voitures de luxe et de montres ». « Et on va continuer : on ira sur la crypto et sur tout un tas [d’autres] sujets », assure-t-il. « Les premiers résultats [de l’UNPJ] sont tout à fait encourageants » , conclut-il.

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